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Michel Jonasz - Les hommes sont toujours des enfants |
Mjm/Warner, 11 titres.
Depuis son fabuleux Mister Swing, en 1988, Michel Jonasz n'a plus guère connu son large succès des années 1970 et 1980. Sans maison de disques dans les années 1990, il est devenu son propre producteur. Et a continué à enchaîner les projets.
Dans les années 2000, il a ainsi sorti une compilation de standards de la chanson française. Puis, ses propres tubes en trio jazz. Il a écrit, mis en scène, interprété une pièce de théâtre autour de l'histoire de son grand-père maternel (Abraham). Il a tourné pour le cinéma et la télé.
Pourtant, il faut bien avouer que ses albums ne convainquaient plus vraiment, donnant plus l'impression de le voir se caricaturer, entre soul, blues, jazz et funk.
Bref, ça tournait en rond, avec des refrains répétés à satiété. Les hommes sont toujours des enfants marque un retour qui fait plaisir. Il a choisi d'y privilégier ce qu'il sait le mieux faire : les ballades amoureuses et nostalgiques, où le timbre de sa voix, tellement musical, résonne si agréablement à l'oreille.
Nostalgie de l'enfance éternelle, des amours passées, de la musique « for ever ». Résurgence de souvenirs marquants. Un album qui s'ouvre les yeux tournés vers les étoiles et s'achève alors qu'il se rêve en oiseau. Plus surprenant, mais tout aussi réussi : un hommage au grand sprinter noir des J.O. de Berlin, en 1936 : Jesse Owens.
Les musiques sont moins marquées, plus légères, autour d'un trio piano-guitares-percussions. Plus deux choristes. Un album réussi, qui donne envie de redécouvrir Jonasz en concert.
Michel TROADEC.
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