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In Flames - Sounds Of A Playground Fading (en écoute) |
Century Media, 13 titres, 54 mn.
Le saviez-vous ? Les pays scandinaves, érigés en modèles européens pour leur qualité de vie et leur jeunesse épanouie, ont aussi enfanté les groupes de métal les plus talentueux. Parmi eux, Opeth, Dark Tranquility, Children Of Bodom, et surtout... In Flames. Le plus connu. Le plus exposé. Deux millions d'albums vendus, quelques victoires de la musique, des tournées internationales et... deux Hellfest, à Clisson.
Les Suédois y jouaient vendredi, trois ans après un premier show ébouriffant. Le prétexte de ce retour dans le vignoble nantais ? Un nouvel album, Sounds Of A Playground Fading. Un disque qui, à défaut de surprendre, confirme l'inexorable mue du groupe depuis dix ans. Car In Flames a deux visages.
La première génération de fans a grandi avec ce death metal nuancé, subtilement brutal, s'autorisant des pulsions folks et acoustiques. Pour les plus jeunes, In Flames n'a révélé son talent qu'en 2002, avec l'excellent Reroute To Remain, plus ambitieux, mélodieux et calibré pour l'international. « C'est la nature même de ce groupe d'évoluer et ça a toujours été dans nos gênes, résume Björn Gelotte, guitariste et principal compositeur depuis le départ, l'an dernier, de Jesper Strömblad, pilier historique du groupe. Résultat rassurant : Sounds Of A Playground Fading déverse son lot de tubes immédiats (Deliver Us, The Puzzle) et de surprises (Jester's Door, très trip-hop), après deux albums plutôt ennuyeux.
Une nouvelle page semble tournée. « Peut-être que ça correspond à l'innocence que nous laissons derrière nous. On regarde le monde différemment, mais notre enthousiasme est intact. »
Ces gentlemen métalleux seront en novembre à l'Olympia, mythique salle parisienne. Une autre facette de la consécration.
Benoît GUÉRIN.
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