|
Sans argent, ni ballon, il vendait des vols en montgolfière en Anjou : 200 personnes arnaquées... |
Un homme de 69 ans était jugé ce vendredi 17 janvier 2025 pour escroquerie, banqueroute et falsification de chèques. Gérant d’une société dans le Maine-et-Loire, il proposait des vols en montgolfière et encaissait les chèques alors que l’entreprise était en faillite.
« C’était mon cadeau des 50 ans, tient à préciser la victime, sur le banc des parties civiles. Il m’a arnaqué. » Une dizaine de personnes se sont constituées à l’audience, sept ans après les faits. En tout, l’enquête des gendarmes avait permis d’identifier près de 200 victimes. Toutes ont été bernées par le gérant d’une entreprise qui proposait des vols en montgolfière en Anjou. L’homme de 69 ans était jugé par le tribunal correctionnel d’Angers, ce vendredi 17 janvier, pour escroquerie, banqueroute et falsification de chèques.
Depuis 2015, l’entreprise proposait des vols au-dessus de Rochefort-sur-Loire, l’été, pour 175 € par personne. À partir de 2017, la situation se dégrade. Les impayés s’accumulent et l’entreprise est placée en liquidation le 5 juillet 2017.
Lire aussi : Procès du présumé « Madoff du Maine-et-Loire » : trois ans de prison ferme requis
« Vous continuez à vendre des vols alors que la société est exsangue, questionne le président, Lionel Ascenci. Vous n’aviez ni, argent, ni ballon ! » Quand arrive la date du vol, plus personne n’est joignable. Et en quelques clics, les clients comprennent. Pendant ce temps-là , le gérant a relancé une nouvelle entreprise, dans un autre département.
« On voulait faire voler les gens »
« On voulait vendre des billets, faire voler les gens, tente le sexagénaire acculé. Depuis, j’ai appris que ça ne se faisait pas. » Il a réponse à tout. Les chèques falsifiés ? « Pour reprendre un nouveau départ. » Les factures personnelles d’ophtalmo ? « C’était pour un pilote. » Les versements inexpliqués ? « C’est la faute du comptable. » Il est condamné à deux ans de prison avec sursis, et a interdiction définitive de gérer une entreprise.
Sa concubine, elle aussi associée, est quant à elle condamnée à quatre mois de sursis pour avoir été bénéficiaire de l’argent des faux chèques et des virements. « C’est le bazar dans la comptabilité, mais ils reconnaissent les faits, soutient leur avocate, Vanina Laurien. C’est un rêve pour beaucoup, et beaucoup ont volé. »