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Procès du présumé « Madoff du Maine-et-Loire » : trois ans de prison ferme requis... |
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Le trader aurait convaincu de nombreux aristocrates de placer leur argent dans une société qui n’a connu que des pertes, entre 2012 et 2014. © Marc Ollivier/Ouest-France
Jugé depuis lundi 8 janvier 2024, Guillain Méjane est soupçonné d’avoir arnaqué, avec un ami d’enfance, des dizaines d’investisseurs en Anjou. Il aurait convaincu de nombreux aristocrates de placer leur argent dans une société qui n’a connu que des pertes, entre 2012 et 2014.
Depuis le 8 janvier 2024, Guillain Méjane, un trader de 41 ans, est jugé à Paris. Celui qu’on appelle « Le Madoff du Maine-et-Loire » est soupçonné d’avoir arnaqué, avec un ami d’enfance, des dizaines d’investisseurs de l’Anjou, dont beaucoup d’aristocrates, en les convainquant de placer leur argent dans une société qui n’a connu que des pertes entre 2012 et 2014.
À la barre, le prévenu a présenté ses excuses et « reconnu pleinement sa responsabilité », assurant n’avoir « jamais » voulu « voler qui que ce soit », rapporte l’AFP. « Il est celui qui embobine, qui falsifie, qui trahit […], il ne sait pas s’arrêter de mentir y compris dans le cadre de la procédure judiciaire », a conclu le procureur, rappelant que plus de 15 millions d’euros au total avaient été récoltés, dont 10,6 millions auraient été perdus sur les marchés financiers et 1,6 million d’euros dépensé.
100 000 € d’amende requis
À l’avant-dernier jour du procès, lundi 22 janvier, le représentant du parquet national financier (PNF) a requis sa condamnation pour escroquerie, fourniture illégale de services d’investissement et blanchiment de fraude fiscale, à 5 ans d’emprisonnement dont 2 ans avec sursis probatoire, 100 000 € d’amende ainsi que des interdictions professionnelles de 5 et 10 ans.
Le procureur a requis la relaxe de son ex-associé pour la complicité d’escroquerie, relevant que ce dernier avait été tenu dans l’ignorance des comptes. Il a requis sa condamnation pour fourniture illégale de services d’investissement et blanchiment de fraude fiscale, à 3 ans dont 18 mois ferme et 50 000 € amende.