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Combien de classes vont fermer, combien vont ouvrir ? La carte scolaire se joue en Maine-et-Loire... |
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Angers, le 24 juin 2025. Six délégations d’école ont été reçues en audience à l’Inspection académique. © CO
Après les principales mesures de la carte scolaire pour la rentrée de septembre délivrées fin janvier, place aux mesures d’ajustement ce mardi 24 juin 2025 à l’Inspection académique de Maine-et-Loire.
Les Directeurs académiques passent mais c’est toujours la même angoisse pour les parents d’élèves, les enseignants et bien souvent les élus quand la carte scolaire est dévoilée. Cette fameuse carte qui décide des ouvertures et des fermetures de classes dans l’enseignement du premier degré public.
Six écoles défendent leur dossier
Alors que 38 fermetures et 28 ouvertures avaient été actées fin janvier, l’heure est aux ajustements pour une grosse vingtaine d’écoles en ce mardi 26 juin. Six écoles, concernées par une fermeture, sont présentes ce matin à l’Inspection académique pour défendre leur dossier.  C’est une fermeture décidée pour un seul élève ! Il nous faudrait 180 enfants pour conserver nos huit classes et on en compte actuellement 179 alors que toutes les inscriptions ne sont pas terminées et que 170 logements sont prévus dans la commune dans les années à venirÂ
, confie Dominique Forest, le maire de Saint-Melaine-sur-Aubance dont l’école Armand-Brousse est concernée par une fermeture.
C’est la même incompréhension à l’école Jean-Piaget, à Avrillé, où un lotissement du Génie, en cours d’achèvement, devrait apporter au moins 20 enfants supplémentaires qui ne sont actuellement pas pris en compte.  Alors que c’est un simple retard de constructionÂ
, confie un parent d’élève.
 On a été reçu en février et nous avons atteint le chiffre de 212 élèves qui aurait dû nous permettre de ne pas fermer de classe et pourtant nous sommes de nouveau frappés par une fermetureÂ
, se désole Alain Dozias, le maire de Beaufort-en-Anjou où une classe de l’école du Château est menacée.
Les écoles Raspail (Angers), Ravel (Beaucouzé) et Guilbaud (Saint-Saturnin) ont également été reçues par la directrice académique.  La baisse démographique est réelle mais elle doit justement permettre d’améliorer les conditions de travailÂ
, estime Christophe Rabin, du syndicat FSU.