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« Nous allons jeter tout notre lait » : avec la montée des eaux, l’inquiétude de ces agriculteurs... |
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En raison des crues, les habitants de la Basse-ÃŽle à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire) n’ont plus accès à leur habitation, que par bateau ou à vélo. © Ouest-France
En raison des crues, les habitants de la Basse-Île à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire) n’ont plus accès à leur habitation, que par bateau ou à vélo. Des agriculteurs s’alarment également.
Les habitants de Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), de la Basse-Île n’ont plus accès à leur habitation en voiture. La forte montée des eaux de la Loire de ces derniers jours condamne actuellement tous les accès automobiles. Le seul accès qui restait disponible pour cette cinquantaine d’îliens était la levée de Margerie. Or cette dernière est fermée à la circulation automobile depuis mars 2024.

La Loire s’est invitée sur les quais de Chalonnes-sur-Loire. Elle pourrait recouvrir tous les pavés à la fin du week-end. Ouest-France
« Nous voulions aller à la réception des vœux du maire, vendredi soir 10 janvier 2025. Mais à la vitesse de la crue, nous ne pouvions pas prendre le risque d’être bloqués à notre retour par les eaux », explique Marie-Annick, une habitante de la Basse-Île.
« Je ne vois aucun résultat sur le terrain »
D’autres voudraient que les décisions de réparation de chaussée soient aussi rapides que les crues. « Je paie la nouvelle taxe Gemapi (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), mais je ne vois aucun résultat sur le terrain », ne décolère pas cet autre îlien.
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Les agriculteurs de Saint-Hervé s’alarment : « L’inséminateur, l’équarrisseur, et le laitier ne vont plus accéder à l’exploitation. Nous allons jeter tout notre lait dans la fosse à lisier. » Les deux cogérants Fabrice Couthuis et Clément Grimaud ont fait leurs comptes : « Ça fera 1 500 € de perte par jour. » Qu’en sera-t-il des secours.