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Bottereaux, fouées et confiture : trois mets de l’Anjou à (re)découvrir autrement... |
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Stephan Perrotte produit 300 000 pots de confiture dans son laboratoire de Vaudelnay (Maine-et-Loire). © Maison Perrotte
Dans le Maine-et-Loire, les spécialités culinaires sont nombreuses - notamment en février, avec les célèbres bottereaux. Ces mets traditionnels sont aujourd’hui réinventés par des cuisiniers audacieux.
Quand des nouveaux venus dans l’univers de la cuisine s’emparent de recettes de grands-mères, la gourmandise s’impose ! Au déjeuner ou au goûter, il n’y a pas d’heure pour re-découvrir les saveurs de l’Anjou.
Des bottereaux toute l’année
Parce que les beignets de carnaval peuvent se déguster toute l’année, et se ré-inventer, Lauryne Bottereau a décidé de lancer son food-truck spécialisé. Avec mon nom, je ne pouvais pas y échapper !
, dit-elle. Depuis 2022, elle promène La Loire s’en Maine, son petit camion, à Angers et dans les alentours pour tous types d’événements privés ou publics indiqués sur ses réseaux sociaux (mariage, anniversaire, festival, kermesse…). Au menu : des bottereaux bien sûr, mais pas seulement au sucre. Lauryne a testé des recettes, approuvées par ses clients : oignons confits-chèvre-miel et champignon-morbier en salé, et poire-caramel au beurre salé maison, ou crème citron côté sucré. À tester absolument !

Lauryne Bottereau a lancé son propre food-truck de bottereaux. Lauryne Bottereau
De la confiture plein les doigts
De la confiture sur les bottereaux ? Et pourquoi pas celles de Stephan Perrotte ? La Maison Perrotte, aujourd’hui reconnue par de grands chefs, tels Anne-Sophie Pic, Christophe Michalak ou Alexandre Couillon, est presque née par hasard ! Si Stephan Perrotte est tombé dans les confitures dès 2011, c’était pour une petite production-maison, vendue au sein de sa boulangerie familiale. Mais quand la boutique fait faillite, il décide de tout miser sur la confiture ! Il fallait oser. Dans son laboratoire de Vauldenay, Stephan produit désormais 300 000 pots. Une partie est réalisée avec des fruits d’Anjou : agrumes de Tiercé, figues rouges de juillet de Louresse-Rochemenier, cerise burlat d’Anjou, abricots de Saumur, et quelques variétés plus exotiques. Le champion du monde de la confiture défend une approche humaine
, proche de la nature, et utilise donc du sucre de betterave, pour limiter son empreinte carbone, et conserver la belle couleur de ses confitures.

Les fouées se cuisent au feu de bois. Fouées Gargantua
Des Fouées made in Angers
Installé depuis octobre à deux pas de la gare d’Angers, Simon Merret a une ambition : permettre à tous de (re) découvrir les fouées sans aller jusqu’aux restaurants troglodytes du sud du département. Pour ceux qui ne connaissent pas, une fouée, c’est une petite boule de pain cuite au feu de bois, à farcir. Pour Simon, originaire de Mazé, c’est comme une madeleine de Proust
. Alors, malgré des études dans la finance, quand il décide de lancer un business, c’est vers la fouée qu’il se tourne.

Les fouées sont une spécialité angevine. Fouées Gargantua
Aux Fouées Gargantua, synonyme ici de plaisir, de convivialité et de gourmandise, on trouve des garnitures classiques (rillettes, mogettes, beurre persillé) ou plus originales, qui varient selon les saisons (tartiflette, moutarde-miel, effiloché de bœuf façon bourguignon). On peut être très créatif et mettre tout ce qu’on veut à l’intérieur
assure le chef, qui vise les locaux, les touristes, les groupes (l’arrière-salle est privatisable) et les travailleurs du quartier pour un repas complet, mais rapide. Gargantua veut aussi développer la vente à emporter, avec des boîtes à fouées
, pour profiter de la gastronomie de l’ouest chez soi, ou même dans le train du retour !
En partenariat avec Anjou tourisme #jaimelanjou