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Alex Leroux et les peintres Jean-Claude Jehannet et Philippe Chauveau exposent à Pignerolle... |
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Dans la galerie de Pignerolle à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), devant les Å“uvres de Philippe Chauveau, les trois collègues et amis Jean-Claude Jehannet, Alex Leroux et Philippe Chauveau. © Ouest-France
La galerie de Pignerolle à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire) accueille le pastelliste Alex Leroux et les peintres Jean-Claude Jehannet et Philippe Chauveau. Trois univers différents à découvrir jusqu’au 22 juin.
C’est un tableau qui évoque une grande prairie. Les empâtements de jaune vif prévalent, rehaussés de touches moins appuyées de bleu et de blanc. Au loin, se distinguent trois silhouettes d’arbres, dont la cime blanche s’estompe dans un ciel bleu pâle. Luminosité, transparence, force et douceur émanent de cette toile réalisée au pastel par Alex Leroux. « Dans les basses vallées, il n’y a pas de premier plan. Au printemps, la couleur permet de construire des plans », décrypte l’artiste qui expose à Pignerolle à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire) cette semaine avec Jean-Claude Jehannet et Philippe Chauveau.
« Elle permet des effets de matière, de l’épaisseur »
Pour cette exposition, il a choisi de montrer uniquement des œuvres récentes réalisées au pastel. « La craie est douce, fragile et, en montant de gamme, de plus en plus poudreuse. Elle permet des effets de matière, de l’épaisseur. Parfois, explique-t-il, des paysages faits au pastel s’apparentent à des photos, mais ce n’est pas ce que je cherche. »
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Au contraire. Qu’ils représentent des scènes de vie colorées sur la plage, des marais salants, des vignobles, ses paysages, tout en nuances de bleu, de jaune et d’ocre, sont dénués de réalisme. En surgissent « des sensations, des impressions », qu’il souhaite « dynamiques, positives », réalisées à coups de craie vifs, impulsifs, parce qu’« Il faut que ça bouge, que ça vibre ».
« Capter l’impalpable beauté »
Son ami Jean-Claude Jehannet utilise un autre médium, l’acrylique, qu’il applique à la brosse, « pour le fondu et la profondeur ». Inspiré par la nature et son enfance à la campagne, il propose des paysages et des portraits à la fois doux, mystérieux et poétiques. Aucun réalisme chez lui non plus. Arbre au tronc bleu, ciel vert, route blanche, tout est transfiguré par son regard et sa mémoire qui cherchent à « capter l’impalpable beauté des moments de la vie ».
Quant à Philippe Chauveau, lui a choisi de privilégier l’humour. Pianiste et grand mélomane, il présente 21 tableaux inspirés d’œuvres musicales dont il s’amuse à détourner ou illustrer le titre au premier ou énième degré. Aux visiteurs d’aller voir pourquoi le peintre propose un tableau avec une multitude de sacs dont un, plus grand, en vert, ainsi qu’une pyramide de Vache qui rient, ou un homme déguisé en geisha. « Je cherche à désacraliser la musique classique, et à la remercier », dit-il. Compatissant, il a composé un texte explicitant chaque tableau. On laissera deviner comment il a illustré L’arlésienne.
Jusqu’à dimanche 22 juin, espace artistique, à côté du château de Pignerolle à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire). Du lundi au vendredi de 14 h à 18 h 30. Le week-end de 11 h à 19 h.