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A-t-on le droit de revendre des champignons cueillis en forêt ?... |
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A-t-on le droit de revendre des champignons cueillis en forêt ? © ARCHIVES CO - Josselin CLAIR
Les feuilles se colorent, craquellent sous les pieds… C’est la saison des champignons qui commence ! Un internaute très confiant se demande s’il a le droit de revendre sa collecte. Le Courrier de l’Ouest lui répond.
Pluie, humidité et températures particulièrement douces : Ignace aimera toujours le temps des champignons. Avec ses enfants Raphaël et Alice ainsi que ses parents, il est donc parti à la chasse aux eucaryotes le week-end dernier dans une forêt d’Anjou. L’équipe n’est malheureusement revenue qu’avec une maigre récolte : trois bolets véreux, une pomme de pin et quelques glands. Pas de quoi nourrir la troupe. Visiblement optimiste, Ignace se demande :  A-t-on le droit de revendre les champignons qu’on a cueillis en forêt ?Â
Le Courrier de l’Ouest vous répond :
Revendre le fruit de sa collecte en forêt est autorisé… sous certaines conditions. Si la forêt est privée, le cueilleur doit être le propriétaire de la parcelle où les champignons ont été trouvés ou disposer d’une autorisation écrite du ou de la propriétaire qui doit bien sûr avoir autorisé la cueillette au préalable.
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Dans les forêts domaniales, le promeneur n’a pas le droit de prélever plus de 5 kg de champignons par jour. ARCHIVES CO - Josselin CLAIR
Et dans les forêts publiques ?
Pour les forêts du domaine public, la réglementation est différente. La cueillette est autorisée dans les forêts domaniales (appartenant à l’État)  dans le cadre d’une consommation familiale et si les prélèvements sont raisonnablesÂ
, à savoir 5 litres (environ un panier) par personne et par jour, indique l’Office national des forêts.
À noter que des dispositions supplémentaires peuvent être prises localement pour réduire la pression sur le milieu, par exemple en interdisant la cueillette certains jours de la semaine. Dans les forêts publiques, qu’elles appartiennent à l’État, à une Région, un Département ou une commune, la revente est strictement interdite.
Si un promeneur est pris avec un panier de plus de cinq litres, il risque une amende de 135 euros, au-delà du double, elle grimpe à 45 000 euros et peut être assortie de trois ans de prison, selon l’article R 163-5 du Code forestier.
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