Accueil Info Info en continu Un chasseur peut consommer un animal abattu mais peut-on en manger un tué dans un accident ?

Un chasseur peut consommer un animal abattu mais peut-on en manger un tué dans un accident ?

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photo  peut-on consommer la viande d’un animal tué dans un accident ? (photo d’illustration)  ©  collection privée 2

Peut-on consommer la viande d’un animal tué dans un accident ? (photo d’illustration) © Collection privée

Alors que 19 sangliers ont été mortellement percutés par une voiture sur une route départementale de Maine-et-Loire, un lecteur s’interroge sur la possibilité ou non de consommer leur viande. Le Courrier de l’Ouest vous répond.

« Je ne pouvais pas les contourner », s’est défendu André-Alexandre, le conducteur de la voiture qui a renversé une harde de sangliers à Segré sur la quatre voies (RD775) Rennes-Angers fin août. En tout, 19 sangliers ont été retrouvés morts sur le bas-côté de la route.  A-t-on le droit de consommer leur viande ? , interroge Frédéric, un lecteur du Courrier de l’Ouest.

Le Courrier de l’Ouest vous répond :

Pendant la période où la chasse est ouverte,  le transport, par le titulaire d’un permis de chasser valide, d’une partie du gibier mort soumis au plan de chasse est autorisé sans formalités , établit l’article 425-9 du Code de l’environnement. Il peut ensuite le livrer en vue de la consommation humaine dans son propre foyer, lors d’un repas de chasse ou associatif, au consommateur final, à un commerce de détail local, ou à un atelier de traitement du gibier agréé.

Collision mortelle involontaire

Qu’en est-il si vous percutez mortellement un sanglier sur la route ? Le Code de l’environnement, dans son article 424-9 édicte ceci :  Le grand gibier tué accidentellement et en tout temps à la suite d’une collision avec un véhicule automobile peut être transporté sous réserve que le conducteur en ait préalablement prévenu les services de la gendarmerie nationale ou de la police nationale. Toute cession de ce gibier est interdite.  Il est donc autorisé de consommer un sanglier, un cerf, ou un chevreuil percuté involontairement si vous êtes l’auteur ou l’autrice de la collision et si vous prévenez les autorités. Ceci afin de ne pas être accusé de braconnage. Attention toutefois, il est formellement interdit de récupérer le petit gibier (lièvre, lapin ou perdrix par exemple) et les espèces protégées.

> À LIRE AUSSI : Les collisions sur la route avec des sangliers sont de plus en plus fréquentes

Vous trouvez un animal mort

Si vous trouvez un animal mort sur le bord de la route, là, mieux vaut vous abstenir de le consommer pour des raisons sanitaires : vous ne savez pas de quoi il est décédé ni depuis combien de temps. S’il était porteur de maladie (comme la tuberculose bovine), ou si des bactéries ou parasites (larve de trichine par exemple) ont proliféré, vous risquez une contamination grave.

photo les corps sans vie des sangliers bordaient l'axe de la rd 775.  ©  capture d'écran facebook - s. le merrer

Les corps sans vie des sangliers bordaient l'axe de la RD 775. Capture d'écran Facebook - S. LE MERRER

Des précautions à prendre

Afin de réduire au maximum les risques sanitaires, plusieurs procédés existent (liste non exhaustive). L’éviscération doit être rapide pour éviter le développement des bactéries (on estime qu’un million de bactéries par gramme de viande souillée se développent dans l’heure qui suit la mort), et des agents pathogènes extérieurs comme les salissures ou les mouches. Si les entrailles ont été abîmées par le choc, ne consommez pas la viande. Ne consommez pas non plus les parties meurtries.

La cuisson à cœur (70-75 °C pendant plus de 5 minutes, viande grise à cœur, pas de cuisson saignante) inactive les risques de trichinose ou trichinellose (un vers invisible à l’œil nu). La congélation d’au moins 24 heures (entre -20°C et -25°C) permet l’arrêt des activités enzymatiques et bactériennes.

Et si vous ne l’emportez pas ?

Si vous laissez le cadavre sur place, avertissez les services de la commune qui contactera une société d’équarrissage pour les animaux de plus de 40 kg. La police ou la gendarmerie peuvent aussi faire le lien.

Si l’animal est blessé, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage préconise de prévenir également les autorités qui peuvent faire abattre l’animal pour lui éviter des souffrances inutiles et préserver la sécurité publique. S’il appartient à une espèce protégée, l’animal sera pris en charge dans un centre de sauvegarde de la faune sauvage.

Comme Frédéric, posez vos questions au Courrier de l’Ouest (par mail à lecourrierdelouestvousrepond@courrier-ouest.com ou via le formulaire ci-dessous), la rédaction tentera d’y répondre :

 
Camille RIVIECCIO.    Courrier de l'Ouest  

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