Accueil Info Info en continu « Répondre au réchauffement climatique » : depuis 30 ans, les plantes du futur prennent vie à Angers

« Répondre au réchauffement climatique » : depuis 30 ans, les plantes du futur prennent vie à Angers

...
photo  francesco mattina est le président de l’office communautaire des variétés végétales (ocvv) à angers.  ©  ocvv 1

Francesco Mattina est le président de l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV) à Angers. © OCVV

L’Office communautaire des variétés végétales est installé depuis trente ans à Angers (Maine-et-Loire). Assez discret, il s’agit pourtant d’une agence européenne qui, chaque jour, protège les innovations des entreprises pour créer les plantes de demain.

Depuis trente ans, l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV) est un peu le gardien des innovations végétales dans toute l’Europe. Soutenir la croissance, répondre aux enjeux climatiques, l’agence basée à Angers (Maine-et-Loire) cumule discrètement les casquettes, toutes plus utiles les unes que les autres.

À quoi sert l’Office communautaire des variétés végétales ?

Bien qu’il soit situé boulevard du Maréchal-Foch, en plein cœur d’Angers (Maine-et-Loire), l’OCVV reste assez inconnu dans le territoire. Pourtant, il a un rôle clé. « Imaginez que vous développez une nouvelle variété de pommes, plus résistante, et que vous souhaitez la commercialiser en Europe. Pour vous garantir cette exclusivité pendant trente ans, vous allez alors nous soumettre un dossier pour que nous protégions votre innovation », explique son président, Francesco Mattina.

L’OCVV va tester votre variété, pour vérifier son caractère nouveau, sa stabilité et son uniformité. En résumé, qu’elle soit suffisamment fiable. Ces tests sont réalisés dans des champs situés dans 19 pays de l’Union européenne. Cela concerne l’agriculture mais aussi l’horticulture et plus globalement tout ce qui touche aux plantes.

Combien d’innovations ont été protégées ?

Cette année, l’OCVV a dépassé le cap des 70 000 droits de propriétés intellectuelles attribuées. « En 2024 nous avons reçu près de 3 200 demandes et avons octroyé un peu plus de 2 600 titres. » Qu’elles proviennent d’Espagne, d’Italie ou encore de Roumanie, elles sont toutes envoyées direction la cité du roi René.

Lire aussi : Des vergers sans produits phytosanitaires : ces chercheurs y travaillent, à Angers

Pour rester dans les chiffres, 90 % des demandeurs sont des PME (entreprises de moins de 250 salariés), bien loin de l’image d’un secteur porté par des multinationales. Ensuite, si le maïs est en tête avec 6 246 brevets accordés depuis 1995, il est suivi par les roses (5 453) et les chrysanthèmes (4 153). En Europe, l’innovation végétale ne se limite donc pas uniquement à l’agriculture.

Est-ce que c’est utile au quotidien ?

Oui, et pour deux raisons. Sans surprise, le premier intérêt est économique, avec une valeur ajoutée au PIB européen de l’ordre de 13 milliards d’euros, grâce à des plantes plus performantes ou répondant mieux aux besoins des entreprises. « Sans la protection de l’OCVV, l’Europe serait importatrice sur certaines denrées. » À noter que l’organisme joue aussi le rôle d’intermédiaire pour défendre les intérêts des entreprises européennes sur la scène mondiale, lorsqu’un acteur veut partir à la conquête du marché latino-américain par exemple.

Lire aussi : Ce jardin du futur n’a pas besoin d’eau pour briller : voici ses secrets

Autre intérêt : certaines nouvelles variétés apportent des solutions face au réchauffement climatique. « C’est une réponse concrète. Les innovations ont permis de réduire la consommation en eau de 14 milliards de m3, soit un tiers du lac de Constance (situé entre l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche). » Ou encore de réduire les gaz à effet de serre à un niveau équivalant aux émissions annuelles de plus de 9 millions de Français.

Pourquoi une telle agence à Angers ?

Créée en 1995, elle est implantée à Angers depuis 1997. Si le choix du pays a certainement pour origine des intérêts politiques, le choix de la capitale de l’Anjou, lui, revêt un côté stratégique. « Le territoire a une grande tradition horticole et d’innovation. » Alors qu’elle n’employait « que trois personnes autour de deux téléphones » à ses débuts à Bruxelles, l’OCVV rassemble aujourd’hui 55 collaborateurs. Elle va d’ailleurs déménager dès le premier trimestre 2026 dans des locaux plus fonctionnels et moins énergivores dans le quartier de la Roseraie-Orgemont, toujours à Angers bien sûr.

 
Maxime PERNET.    Ouest-France  

Retrouvez d'autres actus sur les communes de :

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi Multimedia, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Additi Multimedia - ZI Rennes Sud-Est,– 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Angers

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi Com pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Exprimez-vous !

Interdire les enfants dans certains lieux : pour ou contre ? 28
Réagir

L'info en continu

Quiz et jeux

Retour en haut