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« On nous cache tout » : à Vallons-de-l’Erdre, la contestation gronde contre le projet minier de Breizh ressources... |
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« Pas de mine dans mon jardin, pas de mine chez mes voisins » : à Saint-Mars-la-Jaille, samedi, 170 manifestants ont dénoncé le projet minier Bélénos. © Ouest-France
Samedi dernier, 170 personnes ont manifesté contre le projet d’exploration minière Bélénos. Le collectif Stop Bélénos a remis une lettre de doléances à Frédéric Dubois, maire délégué de Vritz.
 Informer est un droit. Nous voulons être entendus !Â
À Vallons-de-l’Erdre, la colère enfle autour du projet de Permis exclusif de recherche de mines (PERM) Bélénos porté par Breizh Ressources.
Des habitants pointent une information publique  insuffisanteÂ
et une concertation  quasi invisible »,
une affiche en mairie et une consultation en ligne  que presque personne n’a vue ».
Beaucoup ont découvert le projet  par hasard »,
notamment lors d’une seconde consultation imposée par l’évolution du code minier et par la demande d’étude environnementale. D’autres dénoncent des difficultés rencontrées pour organiser des réunions publiques.  Même la chambre d’agriculture reste muette »,
regrette un manifestant.
« On a peur des impacts sur l’environnement et notre santé »
Engagée dans la mobilisation, Marie Husson martèle :  Chacun a
le droit de vivre dans un environnement sain et d’accéder aux informations qui le concernent.Â
Des collectifs citoyens pointent de  manquements gravesÂ
dans cette étude. Avec le soutien de députés de Loire-Atlantique, de l’Ille-et-Vilaine et du Morbihan et de la Commission de recherche d’information indépendantes sur la radioactivité (Criiirad), deux réunions d’information ont été organisées. À Erbray, près de Châteaubriant, les intervenants ont souligné l’existence d’un
À ce niveau, le gaz radioactif naturel atteint des concentrations élevées, représentant une menace sérieuse pour la santé publique (1). risque radioactif de niveau Radon 3 avéré dans les sols ».
Mathilde Bertrand, de Saint-Clément-de-la-Place, commune du Maine-et-Loire, a rejoint le collectif Stop Bélénos lorsqu’elle a découvert qu’elle vivait dans le périmètre d’exploration minière :  On a peur des impacts sur l’environnement, des nuisances et pour notre santé. La priorité !Â

Le collectif Stop Bélénos a remis une lettre de doléances au maire délégué de Vritz, Frédéric Dubois. Ouest-France
Une lettre de doléances aux élus
Le collectif a remis une lettre de doléances à Frédéric Dubois, maire délégué de Vritz. Elle exprime une opposition ferme au projet, évoque une pollution irréversible des sols et des eaux, risques sanitaires, impacts agricoles, perte de valeur foncière et éventuelles expropriations.  Est-ce que ça a été débattu en conseil ?Â
, interpelle un manifestant.  Ce sujet nous est tombé dessus en septembre. On a besoin d’obtenir des informations pour les partager en conseil. Comptez sur moi !Â
, assure l’élu.
Les critiques ciblent la logique  purement financièreÂ
du projet minier.  Seuls 11 % de la production d’or sert à l’industrie, le reste finit en lingots,
dénonce Serge Bouteiller, du collectif. Pourquoi les agriculteurs n’ont-ils pas été avertis que des prédateurs économiques allaient s’attaquer à leurs terres ?Â

Jean Baranger et Catherine Genissel, de La Chapelle-de-Brain, en Ille-et-Vilaine, où ils s’opposent à un autre projet minier de Breizh ressources, ont apporté leur soutien au collectif Stop Bélénos. Ouest-France
Venu en soutien, Jean Baranger, de La Chapelle-de--Brain (Ille-et-Vilaine), où le projet minier Taranis suscite aussi une vive inquiétude, rappelle que  près de Candé, le terrain où s’écoule une nappe d’eau souterraine, est perméable et poreux.
 Une mine creuserait jusqu’à 500 m, captant l’eau qui se chargerait en minéraux polluants avant d’être rejetée dans le milieu naturel.Â
De quoi provoquer un gisement de protestations !
(1) Source : France ERP.