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TÉMOIGNAGE. « J’ai 17 salariés l’été, ils m’appellent tous » : Jessy, patron d’un café, a 60 cm d’eau dans ses cuisines... |
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Jessy Ploneis dans la cuisine de son café, à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), ce jeudi 19 février 2026. © Document remis
Co-gérant du café Bondu depuis 10 ans, à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), sa commune d’origine, Jessy Ploneis ne pensait pas vivre une telle crue un jour. Son établissement est sous l’eau. Il se bat pour sauver ce qu’il peut, tout en gardant le sourire.
« J’ai 17 salariés l’été, ils m’appellent tous pour venir m’aider. Mes voisins et ma famille aussi. » Jessy Ploneis, co-gérant du café Bondu depuis 10 ans, à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), sait qu’il n’est pas seul. Son établissement, qui devrait rouvrir ce mercredi 18 février après la pause hivernale, est resté portes closes à cause des crues majeures qui touchent le département, placé en vigilance rouge.
L’eau de la Loire s’est infiltrée dans ses murs, et la situation s’aggrave d’heure en heure : « On a 60 cm dans les cuisines actuellement (ce jeudi à 10 h), et on nous annonce 20 cm en plus jusqu’à samedi. Ça m’arrive au-dessus des genoux, explique-t-il. On a ouvert il y a 10 ans et c’est la première fois qu’on vit cette situation… »
Une perte de chiffre d’affaires entre 10 000 et 20 000 €
Le responsable, qui habite dans la commune depuis tout petit, avait connu les crues historiques de 1995. « Mais je ne m’attendais pas du tout à revivre des inondations, avoue-t-il. Heureusement, on voit arriver la Loire. On a pu anticiper en mettant à l’abri les friteuses, les gros frigos, et on va continuer à rehausser aujourd’hui pour sauver notre matériel. »
Si la période actuelle est difficile, Jessy Ploneis « garde le sourire. On le vit assez bien, on attend la décrue et on s’entraide tous », explique-t-il. Concernant son chiffre d’affaires, le patron de 40 ans s’attend à une perte entre 10 000 et 20 000 €. « On essaie de tout faire pour mettre les salariés au chômage partiel. »