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Sobriété énergétique : à Angers, la température de l’eau des piscines va baisser d’un degré... |
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Le bassin nordique de la piscine AquaVita à Angers a déjà été baissé à 27°C en mars dernier. © Ouest-France
Face à l’explosion des prix de l’énergie, les quatre piscines à Angers (Maine-et-Loire) gérées par la municipalité vont baisser la température de l’eau des bassins, qui passera de 28 °C à 27 °C.
En septembre 2022, la municipalité d’Angers (Maine-et-Loire) avait annoncé une série de mesures pour réaliser des économies d’énergie, face à l’explosion des coûts. Arrêt de l’éclairage des façades des sites patrimoniaux à partir de 23 h, des horaires pour les illuminations de Noël moins longues, rénovation des bâtiments publics… Mais quid des piscines, dont l’équipement est particulièrement coûteux en énergie ?
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Baisse d’un degré des chaudières alimentant l’eau
À Angers, les quatre piscines municipales (AquaVita, Jean-Bouin, la Roseraie et Monplaisir), prennent leur part du marché sur le plan de la sobriété énergétique. « Nous programmons nos chaudières à un degré moins fort que l’année précédente », annonce Jacques-Olivier Martin, adjoint à la voirie et aux bâtiments, chargé de piloter le Plan énergie bâtiments de la Ville. « Nous avions déjà effectué une première baisse au printemps, en baissant de 29 à 28 °C », rappelle l’élu. Désormais, les chaudières qui alimentent l’eau des piscines sont programmées à 27 °C. « Mais c’est une température de consigne, cela ne veut pas dire que l’eau est forcément moins chaude », relativise-t-il.
Une baisse d’un petit degré pour réduire la facture énergétique de la municipalité, dont l’explosion est déjà budgétisée. « En termes de facture d’énergie, nous passerons de six millions d’euros en 2022 à onze millions d’euros en 2023 », déclare l’adjoint à la voirie et aux bâtiments.
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Un chauffage au bois, moins énergivore
Pourtant, les piscines municipales sont connectées au réseau de chauffage urbain, qui ne dépend qu’à 20 % du gaz. « Quand le prix du gaz explose, il n’explose’’que’’ sur 20 % de la facture », se rassure Jacques-Olivier Martin. Le reste, ce sont des chaufferies qui brûlent 80 % de bois.
Outre la température de l’eau, des efforts sur d’autres consommations, comme l’éclairage des piscines, sont réalisés. À AquaVita, les agents sont formés aux économies d’énergie, notamment pour couper l’éclairage au bon moment.
« Avant, le personnel allumait les lumières à 6 h 30, dès son arrivée, désormais, on n’allume que 15 minutes plus tard », explique Philippe Tessier, directeur d’AquaVita. Dans ce grand complexe, la baisse des températures de l’eau avait déjà été anticipé au printemps. « Pour le bassin nordique, la température est réglée depuis fin mars à 27°C, mais dès qu’il y a un rayon de soleil, on gagne un degré. »
La question de fermer les piscines municipales d’Angers cet hiver n’est donc pas sur la table actuellement. « Nous ne voulons pas baisser la qualité du service public », conclut Jacques-Olivier Martin.