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Si vous tombez nez à nez avec un loup, voici ce qu’il ne faut absolument pas faire... |
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Voici le cliché pris début décembre à La Séguinière, envoyé à l’OFB, et qui confirme la présence du loup en Anjou. © Anonyme
Quel comportement faut-il adopter si vous tombez nez à nez avec un loup dans l’Ouest ? Émilie Jagline, qui gère l’équipe de soigneurs du Bioparc de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire), donne quelques conseils.
En Bretagne, en Normandie, en Anjou… Depuis le début de l’année, les signalements s’intensifient dans tout l’Ouest. D’après l’Office français de la biodiversité (OFB), un loup a bien été identifié à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), le 15 février dernier.
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En décembre dernier, l’animal a également été aperçu à La Séguinière (Maine-et-Loire) et à Domfront-en-Poiraie (Orne). En janvier enfin, c’était du côté d’Alexain (Mayenne).
« Ne pas se comporter comme une proie »
Alors, que faut-il faire et ne surtout pas faire si vous tombez nez à nez avec un loup. « Il reste un carnivore qui a besoin de chasser pour se nourrir, rappelle Émilie Jagline, qui gère l’équipe de soigneurs du Bioparc de Doué-la-Fontaine (Doué-en-Anjou). Pour ne pas se faire attaquer, il ne faut pas se comporter comme une proie. »
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La spécialiste conseille donc de « ne pas faire de mouvement brusque », « garder son calme », « ne pas crier et ne pas courir », « continuer à regarder l’animal et lui montrer qu’on n’est pas un danger pour lui. Qu’on est indifférent à la situation… »
« Mille fois moins dangereux que le moustique »
« On ne déplore aucun cas d’attaque causée par les loups depuis qu’ils sont revenus en France en 1992, nous disait récemment Tanguy Descamps, animateur de Ferus, en Bretagne, une association de protection des grands prédateurs. En réalité, pour l’homme, il est mille fois moins dangereux que le moustique ou la guêpe. »