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Justice à Angers : Il avait aspergé un chat de soude caustique16 |
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Mardi soir au tribunal d'Angers : Me Rabu, avocat de la SPA autonome du Maine-et-Loire, l'une des associations qui se sont constituées parties civiles. © Ouest-France
Un restaurateur a été jugé pour sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, ce mardi 14 janvier, au tribunal d'Angers.
« La mort était incertaine, mais la souffrance était certaine. » Pour le procureur, le fait de chercher à faire souffrir un animal est un délit. « S’il l’avait tué net, il avait une contravention. »
Un restaurateur de 51 ans ne s’attendait certainement pas à de telles conséquences le jour où il a pulvérisé la tête du chat à l’aide de soude caustique, entre le 19 et le 22 octobre, à Brissac-Quincé (Maine-et-Loire). L'animal avait dû être euthanasié.
Ce mardi 14 janvier, le commerçant a été jugé en son absence pour sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif, en présence d'une vingtaine de défenseurs des droits des animaux. Une dizaine d'associations se sont constituées parties civiles : elles réclament un total de plusieurs milliers d'euros. Le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis et l’interdiction de détenir un animal durant trois à cinq ans à l'encontre du prévenu.
L'avocat de la défense a souligné que, depuis les faits et la mobilisation des "amis" des animaux, son client avait perdu ses deux employés, ses clients, était obligé de vendre son commerce et allait devoir déménager.
Le tribunal rendra sa décision le 4 février.
++ Pensez-vous que la justice doit sévir envers les auteurs de cruauté animale ?