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Grève du 18 septembre : une « marche funèbre » à Angers pour dénoncer les « pharmacies sacrifiées »... |
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Les pharmaciens manifestent à Angers, ce jeudi 18 septembre. © Maxime Pernet/Ouest-France
Les pharmaciens manifestent, ce jeudi 18 septembre 2025, en Maine-et-Loire. À Angers, plus de 200 personnes se sont réunies pour dénoncer les « pharmacies sacrifiées » lors d’une « marche funèbre et silencieuse ».
Les pharmaciens sont dans la rue, ce jeudi 18 septembre 2025. À Angers, la profession organise « une marche funèbre et silencieuse », entre la CPAM (Assurance maladie) et la préfecture de Maine-et-Loire.
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Plus de 200 pharmaciens se sont réunis pour dénoncer les « pharmacies sacrifiées ». Ils demandent un retour sur le décret d’août, qui acte la baisse des remises pour les pharmacies. « Nos marges se font en grande partie grâce à ces remises. Continuer ainsi, c’est faire mourir les pharmacies, alors que nous jouons un rôle important dans l’accès aux soins », prévient Christophe Le Gall, président de l’Union nationale des pharmaciens de France (UNPF).

Les pharmaciens sont dans la rue, ce jeudi 18Â septembre 2025, Ã Angers. Ouest-France
« Notre chiffre d’affaires va baisser alors que nos charges restent les mêmes »
« C’est un ras-le-bol général. Depuis deux ans, beaucoup de pharmacies ferment et avec cette mesure, ça va continuer. Le prix des médicaments est fixé par l’État, les remises, c’est la seule chose sur laquelle on peut jouer. On vit grâce à ça », confirme Tanguy, pharmacien à Angers.
Dans la manifestation, des pharmaciens, des préparateurs en pharmacie, de jeunes diplômés et des étudiants. « Pour certaines pharmacies, c’est 80 % de leur chiffre d’affaires. Il faut que l’on soit tous solidaires aujourd’hui (ce jeudi). Dans nos pharmacies, on a mis des panneaux pour alerter les patients. Ça permet d’engager la discussion et la plupart nous comprennent et nous soutiennent, poursuit Tanguy. On a aussi la problématique de l’approvisionnement des médicaments. Depuis le Covid, il y a une pénurie. Tous les jours, je dois rappeler des médecins car je n’ai pas les médicaments prescrits. La France achète ses médicaments peu chers, donc les labos préfèrent vendre aux plus offrants. »
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« On est venues défendre notre emploi ! Notre chiffre d’affaires va baisser alors que nos charges restent les mêmes et qu’il n’y a jamais eu autant de demande de soins, déclarent Claire, Vanessa et Noémie, venues spécialement de Sablé-sur-Sarthe. Dans notre secteur, deux pharmacies ont fermé les dernières années et il n’y a déjà plus de médecin. Cette baisse ne profite même pas au budget de la sécurité sociale, mais uniquement aux laboratoires. »