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ENTRETIEN. Matthieu Orphelin explique pourquoi il ne brigue pas un nouveau mandat de député à Angers... |
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Le député Matthieu Orphelin annonce qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections législatives. Il souhaite « ©  Ouest-France
Matthieu Orphelin, député écologiste de la 1re circonscription du Maine-et-Loire, annonce qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections législatives en juin prochain. Le candidat malheureux aux dernières élections régionales détaille les raisons de son retrait.
Dans un communiqué, le député écologiste (ex-macroniste) et candidat malheureux aux élections régionales Matthieu Orphelin annonce qu’il ne sera pas candidat aux législatives 2022. Pour justifier sa décision, l’actuel élu, dans la première circonscription de Maine-et-Loire évoque des raisons personnelles et révèle un burn-out en 2019.
Quand avez-vous pris la décision de ne pas vous représenter ?
C’était il y a une quinzaine de jours. J’avais laissé mûrir mes réflexions quelques jours mais ça faisait bien cinq ou six mois que j’y pensais. Cette décision n’est pas simple à prendre. Il faut assumer. J’en ai d’ailleurs beaucoup discuté avec mes proches. Je savais que c’était un choix qui allait être compliqué mais je ne veux pas devenir un professionnel de la politique.
Votre mise à l’écart de la campagne de Yannick Jadot, candidat écologiste à la Présidentielle a-t-elle joué dans votre décision ?
En rien ! Deux jours après la décision de Yannick, toute l’opinion publique avait compris que je n’étais pas responsable de ça. On m’en a encore parlé ce week-end. Les turbulences de fin 2021 ont encore renforcé ce soutien si précieux. Mais je vous assure : ça n’a pas joué dans la décision.
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Vous n’aviez, jusqu’à aujourd’hui, jamais parlé de votre burn-out de 2019. Comment cela s’est-il traduit ?
C’est vrai que dans mon communiqué, j’ai évoqué mon burn-out de 2019 diagnostiqué par les médecins qui m’ont parfaitement accompagné dans le traitement et la guérison. À l’époque, je voyais bien que ça n’allait pas. Quand vous êtes tellement épuisé professionnellement, vous ne pouvez plus rien faire. Mais il faudra un jour lever le tabou sur cette maladie pour mieux la prévenir. Vous savez, en général, les politiques ne parlent jamais de leurs problèmes de santé. Alors si je l’ai évoqué, c’est pour que ça puisse servir de pédagogie.
Avez-vous déjà un candidat que vous soutiendrez lors des prochaines élections législatives ?
Je pense que j’étais dans la position parfaite pour regagner la première circonscription d’Angers. Maintenant, je n’ai pas de gens à adouber. Je prendrai position au moment venu et je soutiendrai un candidat. Pour le moment, il n’y en a pas. Mais je dois avouer que j’aurais bien aimé faire campagne face à Roch Brancour (candidat, vice-président du conseil régional et adjoint au maire d’Angers). On est très opposé, le match aurait été sympa ! Alors s’il fallait dresser le portrait-robot du meilleur candidat, pour moi, c’est un député très travailleur, très engagé pour le territoire, qui chaque jour pense à l’écologie, au territoire, etc.
Qu’allez-vous faire maintenant ?
On va voir. Il fallait d’abord que j’avance sur cette décision. Je veux finir le mandat et laisser les quatre mois qui arrivent pour permettre à mon équipe de se retourner. Je vais prendre le temps de réfléchir. J’ai envie de me rendre utile et dans les deux mois qui viennent, sortir un bouquin.
Avez-vous des envies de nouveaux horizons ?
Oui (rires). Mais sans S (en référence au nouveau parti d’Édouard Philippe).