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Deux bornes de collecte de déchets alimentaires installées près d’Angers... |
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Entourant la borne de déchets située à l’angle du poste de police, à gauche, les techniciens biodéchets d’ALM Aurélie Ferry et Thomas Pasquali, et à droite, Jean-Louis Demois, vice-président d’ALM en charge des déchets, et Dominique Bréjeon, maire. © Ouest-France
Que faire de ses bios déchets ? Depuis début 2024, la loi impose de trouver une solution pour éviter leur incinération. Deux bornes viennent d’être installées par ALM en centre-ville de Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire).
La commune de Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire) est déjà équipée de plusieurs composteurs partagés installés en pied d’immeubles, sur demande des habitants. Ceux-ci, conseillés, formés, accompagnés par l’association Label verte les deux premières années, s’en occupent et récupèrent le compost.
Dorénavant, les Bartholoméens vont disposer en plus de deux bornes de collecte de biodéchets, à côté du poste de police municipale et rue du Grand-Pré.
La différence entre les composteurs et les bornes ? Les premiers n’acceptent que les déchets végétaux ; les deuxièmes, tous déchets alimentaires y compris les restes de viande, poisson, œufs, ainsi que les filtres à café en papier, les sachets de thé ou tisane, le papier essuie-tout. Le tout est déposé en vrac ou dans des sacs Kraft, puis recouvert de matière sèche, en l’occurrence du broyat. « Pour l’équilibre du compost et éviter les odeurs », explique Aurélie Ferry, technicienne biodéchets à Angers Loire métropole. Le broyat se trouve dans un bac accolé au grand bac receveur. Une pelle est prévue pour le verser.
Campagne de sensibilisation
La signalétique rappelle que, dans les deux cas, aucun plastique, même biodégradable, ne doit être déposé. « Depuis le 1er janvier 2024, la loi impose de trier les biodéchets à la source, contextualise Jean-Louis Demois, vice-président d’ALM en charge de la gestion des déchets. Les solutions varient en fonction de l’habitat. À Angers, on a mis des abris bacs qui sont collectés deux fois par semaine pour produire du biogaz. Dans des zones moins denses, on favorise les composteurs partagés. Et dans les zones denses sans accès à un collecteur, on installe les bornes de collecte. Tout est gratuit. »
Une fois par mois, l’entreprise Envie, de Notre-Dame-d’Allençon, collecte les 400 kg des bornes pour les transformer en compost, utilisé par les agriculteurs locaux. « La meilleure solution est le retour à la terre, commente le vice-président qui souligne l’aberration d’incinérer des déchets composés à 90 % d’eau. »
« Une campagne de sensibilisation va avoir lieu en porte-à -porte, informe Aurélie Ferry. Des prestataires vont informer les gens et distribuer des « bios seaux. » Elle ajoute : « Au moindre problème, manque de broyat, borne pleine, odeurs, n’importe quoi... il faut appeler la mairie qui contactera ALM. Un suivi régulier est fait. »
Jusqu’à présent, 15 bornes de collecte ont été installées dans la métropole.
Infos déchets : 02 41 05 54 00 ou dechets@angersloiremetropole.fr.