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Collision avec un animal : testé en Anjou, ce piquet peut éviter le drame et sauver votre voiture... |
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Des réflecteurs de ce type vont être installés le long de la RD323, près de Durtal, en Maine-et-Loire. Ils doivent empêcher les animaux sauvages de traverser la chaussée à l’approche d’un véhicule. © CD49
Afin de faire baisser le nombre de collisions entre les véhicules et le gibier - sanglier, cerf, chevreuil - ou les gros mammifères - comme le blaireau - le conseil départemental de Maine-et-Loire teste un nouveau dispositif. Il repose sur des réflecteurs lumineux qui sont supposés éblouir les animaux et les empêcher de traverser la chaussée. Le test se déroule près de Durtal.
En apparence, de simples piquets, installés de part et d’autre de la RD 323, sur le tronçon entre Durtal et Huillé-Lézigné, en Maine-et-Loire. Mais pas n’importe quels piquets… Équipés de réflecteurs, ils reflètent la lumière des phares des véhicules afin d’éblouir temporairement les animaux sauvages, de les éloigner et de les dissuader de traverser. Mis en place cette semaine du 10 février 2025, ce dispositif sera ensuite testé dans le but de répondre à une seule question : permet-il de réduire le nombre de collisions entre les véhicules et la faune sauvage ?
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Cette phase de test s’étendra sur une année
« Il a déjà prouvé son efficacité dans plusieurs départements comme la Haute-Vienne et le Jura », assure le conseil départemental de Maine-et-Loire dans un communiqué de presse présentant son initiative. Il permet d’ailleurs de pallier l’impossibilité d’aménager par endroits des passages à faune souterrains.Â
Cette phase de test s’étendra sur une année, et « si les résultats sont concluants, des installations similaires pourraient être déployées sur d’autres secteurs à risques en Maine-et-Loire notamment sur la RD766 en bordure de la forêt domaniale de Chandelais ».
Une dizaine de décès par an
D’après un rapport du Sénat datant de 2022, « les collisions de véhicules avec les animaux sauvages ne sont plus décomptées depuis 2010 car elles ne sont plus prises en charge par le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO). » Mais jusqu’à cette date, « 30 000 avaient été comptabilisées ».
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Cependant, toujours selon la même source, « les forces de l’ordre continuent de relever les accidents corporels et mortels » liés à ces collisions. « Entre 7 et 11 personnes ont été tuées en raison d’une collision de leur véhicule avec un animal sauvage et entre 150 et 190 ont été blessées chaque année au cours des trois dernières années selon les chiffres transmis à la mission par la gendarmerie nationale », ajoute le rapport.