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Biophilique : Décryptage de tendance par Manuel Rucar... |
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Biophilique : Décryptage de tendance par Manuel Rucar © Ananbô @julien fernandez
En réaction à l’ultra-urbanisation de notre environnement, la tendance biophilique décryptée par Manuel Rucar reconnecte l’architecture, le design et la décoration intérieure à la nature. Fini de modeler les éléments naturels à l’image de l’homme, on adapte l’homme à leurs contraintes. De cet amour du vivant, dans sa définition étymologique du terme, naissent des espaces inspirants et réparateurs, sources de bien-être et d’apaisement. Ce concept “s’associe à la renaturation des espaces urbains avec la création d’îlots de fraîcheur, la désimperméabilisation des sols, la restauration des milieux aquatiques, etc.”.
L’ordre naturel des choses
Si l’ajout de végétaux semble naturel, il ne suffit pas à composer à lui seul l’essence même de la tendance biophilique. Améliorer les sources d’éclairage, veiller à la qualité de l’air, réguler la température du logement, ventiler les pièces ou encore optimiser les ouvertures et les accès sur l’extérieur sont autant de principes à adopter pour rendre notre quotidien biophilique. En aménagement, la tendance bouscule les habitudes avec la “construction de terrasses ou de maisons autour des arbres existants, de patios végétalisés et de studios ou cabines de jardin tournés vers Dame nature.”

Vers un intérieur meilleur
Cette tendance régénérante qui sollicite tous nos sens renvoie aussi à une forme d’agencement organique, naturellement imparfait. Le bois est brut, les végétaux verticaux (plantes suspendues ou en pot), les couleurs neutres (lin, beige, gris terreux, terracotta), les matériaux minéraux (basalte, grès, marbre). Des imprimés floraux, une vasque en bois pétrifié, un lit cabane, un meuble en bois flotté, un mur d’accent vert d’eau, du linge de lit en fibres naturelles plantent les premiers éléments de décor pour remettre la nature dans nos espaces.

Par Manuel Rucar.
