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« Près de 20 000 m³ d’eau économisées par rapport à il y a 15 ans » dans cette commune près d’Angers... |
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Le parc Christophe-Colomb, le long de la voie de chemin de fer, dans le quartier de la Quantinière. © Ouest-France
« Nous sommes passés d’une consommation annuelle de 21 000 m³ d’eau à 1 000 m³ en quinze ans », annonce Cendrine Deverre, adjointe aux transitions écologiques de Trélazé (Maine-et-Liore). La gestion responsable de l’eau se décline de diverses façons dans la cité bleue.
 Nous sommes passés d’une consommation annuelle de 21 000 m³ d’eau à 1 000 m³ en quinze ans »,
annonce Cendrine Deverre, adjointe aux transitions écologiques. La gestion responsable de l’eau se décline de diverses façons dans la cité bleue.
La récupération des eaux pluviales
Et tout d’abord  par la récupération des eaux pluviales (EP), à la Goducière avec 250 m³ utiles, qui sert aux arbustes, aux plantations de vivaces et aux arbres. De même, tous les équipements publics comme la salle du Grand-Bellevue seront désormais équipés d’un récupérateur EP »,
poursuit-elle.
Dans le même ordre d’idée,  en 2025, les cours d’école d’Aimé-Césaire et de la Maraîchère seront désimperméabilisées et des jardins humides créés »,
explique Loïc Tardif, responsable espaces verts, cadre de vie et propreté. L’eau s’infiltrera donc dans les sols. Ses capacités d’absorption ont été calculées par un bureau d’études spécialisé.
Cette action, qui doit progressivement concerner toutes les écoles, apportera des îlots de fraîcheur. De même,  des travaux de végétalisation auront lieu à l’automne pour la place PicassoÂ
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Cinq mille arbres urbains
Un inventaire a été mené en 2019 avec l’aide de l’association pour le développement durable Loire Trélazé (Addult) pour dénombrer les arbres dans la commune : cinq mille, sans compter les parcs. « Nous avons trois strates de végétation : plantes, arbustes et arbres, explique l’élue. La ville plante cent à deux cents arbres par an. Elle fait face à deux contraintes : la présence éventuelle de réseaux et l’aménagement pour les personnes à mobilité réduite (PMR). Pour que les arbres reprennent dans les meilleures conditions, la fosse est constituée d’un mélange terre/pierre ».
L’arrosage des jeunes arbres est effectué les deux ou trois premières années seulement.  Une cartographie complète des arbres est en cours et une charte de l’arbre, guide recensant bonnes pratiques et points de vigilance sera bientôt signée au niveau de la métropoleÂ
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Pour le fleurissement, de nouvelles espèces, moins gourmandes en eau sont recherchées, comme les vivaces. Pour le personnel des espaces verts, un accent est mis sur la formation sur les jardins en milieu sec ou sur l’arbre urbain. Toujours pour un geste vert,  les vivaces ont à leurs pieds des mycorhizes, des champignons qui augmentent la capacité racinaire à retenir l’eau. Les parterres sont tous en arrosage automatique. Toutes les plantes achetées – 5 000 vivaces cette année — le sont dans un rayon de quelques kilomètres et les engrais sont organiques et françaisÂ
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