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Vols en série dans la région angevine : deux jeunes condamnés à deux ans de prison... |
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Les deux jeunes hommes de 20 et 19 ans ont été pris en flagrant délit en octobre 2022 à Saint-Clément-de-la-Place (Maine-et-Loire) (photo d’illustration). © archives
Ce vendredi 25 octobre 2024, le tribunal judiciaire d’Angers (Maine-et-Loire ) a examiné le dossier de deux jeunes hommes accusés d’une série de vols et dégradations commis durant l’été 2022 dans la région angevine. Face à une longue liste de victimes, les deux prévenus ont été condamnés chacun à deux ans de prison ferme et devront indemniser les parties civiles.
Les deux jeunes hommes de 20 et 19 ans, étaient poursuivis pour de nombreux vols et actes de dégradations commis dans plusieurs communes de la région angevine, notamment à Beaucouzé, Bouchemaine, Angers et Vern-d’Anjou. Selon les éléments présentés, les faits incluent la soustraction d’objets divers tels que des bijoux, des véhicules, du matériel multimédia et de jardinage ainsi que des articles de coiffure. En été 2022, ils se sont introduits dans plusieurs maisons et bâtiments en profitant de l’absence des occupants.
Pris en flagrant délit en octobre 2022 à Saint-Clément-de-la-Place, les enquêteurs ont rapidement rassemblé des preuves de leur implication dans une trentaine de vols.
« On a toute la panoplie du c’est pas moi »
Le bornage de leurs téléphones les situait sur les lieux des délits, et leur galerie photo contenait des images de certains objets volés. Des recherches internet sur la valeur de ces objets ont également renforcé les éléments à charge.
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À l’audience, seul l’un des deux prévenus était présent, reconnaissant trois vols sur les trente reprochés et niant la fiabilité du bornage téléphonique qui le situe sur les lieux des délits. Le procureur a relevé « le mépris manifeste » du prévenu, soulignant les incohérences de ses justifications, souvent réfutées par des preuves solides. « On a toute la panoplie du c’est pas moi », a-t-il ironisé.
Après délibération, les deux prévenus ont été condamnés chacun à deux ans de prison. Les parties civiles, comprenant des particuliers, des entreprises locales mais aussi la ville d’Angers, ont obtenu des indemnisations pour des montants allant de 500 à 9 000 €, en réparation des préjudices matériels et moraux subis.