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Verbalisée et menottée pour avoir donné à manger à des pigeons : « Injuste et honteux »... |
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Donner à manger aux pigeons est proscrit dans la plupart des parcs de Londres (Royaume-Uni). © Photo d’illustration : Pixabay
La police londonienne ne plaisante pas avec l’interdiction de nourrir les pigeons dans les parcs de la capitale. Une amoureuse des oiseaux vient de l’apprendre à ses dépens : elle a eu droit à un passage au poste – menottes aux poignets – d’où elle est ressortie avec une amende salée.
La London Wildlife Protection œuvre à la protection et au bien-être des oiseaux sauvages dans la capitale britannique. Mercredi 7 janvier 2026, l’une des membres de cette association a eu maille à partir avec la police. Son tort ? Avoir nourri les pigeons dans l’un des parcs de la ville, rapporte The Mirror.
Une dizaine de policiers mobilisée
Cette pratique est interdite dans la plupart des parcs londoniens. Cette mesure vise à endiguer la surpopulation des pigeons, réduire les nuisances et prévenir la propagation des maladies. Les contrevenants surpris en flagrant délit s’exposent à des amendes. Mais les choses ont largement dépassé ce cadre théorique, mercredi dernier.
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La militante de la cause animale s’est montrée peu coopérative et la situation s’est rapidement envenimée. À tel point qu’elle est repartie du parc sous bonne escorte… et menottes aux poignets. La scène a été filmée par un témoin en colère face aux moyens déployés – une dizaine de policiers mobilisés – pour cette intervention.
« Cette vidéo choquante montre un incident profondément troublant au cours duquel onze policiers ont arrêté l’une de nos bénévoles à Harrow, simplement parce qu’elle nourrissait et prenait soin de pigeons, réagit l’association qui a choisi de ne pas en rester là . Il est tout à fait préoccupant qu’une personne soit traitée injustement, surtout pour une action aussi pacifique que l’aide aux pigeons. Cet acte injuste et honteux fera l’objet de plaintes officielles et de poursuites judiciaires », poursuit-elle.
115 € d’amende
La police londonienne ne nie pas l’incident mais apporte son éclairage. Selon elle, les menottes s’expliquent par le fait que la mise en cause a dans un premier temps refusé de donner son identité. « Une femme d’une quarantaine d’années s’est vue demander à plusieurs reprises son nom et son adresse afin de recevoir une contravention. Après une vingtaine de minutes d’entretien avec les policiers, elle a refusé obstinément de fournir ses informations personnelles. Elle a été arrêtée, soupçonnée d’avoir enfreint l’article 50 (…) qui oblige toute personne à décliner son identité et son adresse lorsqu’elle est interpellée par la police », indique un porte-parole.
En plus de son passage au poste, la contrevenante a écopé d’une amende de 100 £ (115 €).