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Une voiture fonce sur un policier à Angers, l’agent tire avec son arme avant une course-poursuite... |
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Un homme de 22 ans a tenté de foncer sur un policier à moto pour échapper à un contrôle à Angers. Photo d’illustration. © MATHIS HARPHAM / OUEST FRANCE
Ce vendredi 31 janvier, un jeune homme de 22 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Angers pour un refus d’obtempérer, deux jours plus tôt. Sans permis et sous l’emprise de stupéfiants, il a tenté de foncer sur un policier à moto pour échapper au contrôle. Ce dernier a fait usage de son arme, avant une course-poursuite.
Le 29 janvier 2025, une simple opération de contrôle de vitesse a failli virer au drame à Angers (Maine-et-Loire). Deux policiers à moto surveillaient la circulation lorsqu’un conducteur est arrivé à vive allure. Alors qu’un des agents lui fait signe de s’arrêter, le jeune homme ralentit un instant, avant d’appuyer brusquement sur l’accélérateur, fonçant droit sur le policier. Pris de court, ce dernier recule précipitamment, au point de sentir une voiture sur l’autre voie le frôler dans son dos. Face au danger imminent, il n’a d’autre choix que de dégainer son arme et de tirer sur la roue arrière du fuyard.
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Le chauffard poursuit sa fuite sur 150 mètres avant de perdre le contrôle du véhicule. Mais loin de se rendre, il abandonne la voiture et s’élance à pied à travers les jardins, escaladant clôtures et haies pour tenter de disparaître. Dans sa course désespérée, il frappe à la porte d’une habitante, lui demandant de le cacher. Peine perdue : en quelques minutes, les forces de l’ordre l’interpellent.
Le policier confie « s’être vu mourir »
Ce mercredi 31 janvier, le tribunal d’Angers a dû statuer sur son cas. À seulement 22 ans, le prévenu traîne déjà un casier judiciaire bien rempli, mêlant délits routiers et infractions aux stupéfiants. Au moment des faits, son permis était suspendu depuis deux ans et il avait consommé du cannabis. Surtout, il venait tout juste de sortir de prison après une peine pour des faits similaires.
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Un comportement qui traduit, selon la présidente du tribunal Mme Callec, « un état d’esprit d’échapper coûte que coûte à la justice » De son côté, le policier cible de l’attaque, fort de 38 ans de carrière, confie « s’être vu mourir » pour la première fois.
Face à la gravité des faits et au passé du prévenu, Mickail Altuntas écope d’une peine sévère : trois ans de prison ferme. Il devra également verser 3 000 € de dommages et intérêts au policier.