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Une « bonne » qualité de l’air, seulement 1 à 2 % des journées de 2023, en Pays de la Loire... |
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Le 6 septembre 2023, les sables du Sahara ont plané sur la région, comme ici à La Roche-sur-Yon en Vendée. Le taux de particules fines avait sensiblement augmenté. © Archives Ouest-France
Air Pays de la Loire, l’observatoire de la qualité de l’air dans la région a publié son bilan pour l’année 2023. Si la pollution stagne ou baisse, seules 1 à 2 % des journées de 2023 sont considérées comme « bonnes ».
La qualité de l’air a été « moyenne » de 76 à 82 % des jours de l’année 2023, indique Air Pays de la Loire. Dans son bilan de l’année passée, publié le 24 juin 2024, l’observatoire n’a relevé que 1 à 2 % des journées où la qualité de l’air a pu être qualifiée de « bonne ». En revanche, l’indice « très mauvais » n’a été enregistré qu’à une seule occasion, à Nantes, le 9 février 2023.
Globalement, « les concentrations mesurées en 2023 sont légèrement inférieures à celles de 2022, hormis pour l’ozone, analyse Air Pays de la Loire. Sur le long terme, les tendances à la baisse ou à la stagnation des polluants atmosphériques […] se confirment. »
Pollution longue distance aussi
Parmi les agglomérations de la région, Angers (Maine-et-Loire) a relevé 26 journées où l’air a été dégradé. La Roche-sur-Yon (Vendée) est la zone urbaine la plus épargnée avec 14 jours de mauvaise qualité de l’air en 2023.
Les indices « mauvais » sont enregistrés durant l’été en lien avec l’ozone et durant l’hiver à cause des particules. L’influence de pollution longue distance a été établie en juin, lors des feux de forêts au Canada, avec les sables du Sahara en septembre ou encore à la suite des incendies de Madère (Portugal) en octobre 2023.