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Suspendu quatre mois pour des « difficultés relationnelles », ce professeur réclame 78 000 € à son employeur... |
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Le professeur avait été suspendu quatre mois par l’université d’Angers (Maine-et-Loire). Photo d’illustration. © Guillaume Saligot / Ouest-France
S’estimant victime de discrimination, un maître de conférences suspendu quatre mois en 2021 par l’Université d’Angers (Maine-et-Loire), demande 78 000 € à son employeur et le versement de 173 heures supplémentaires.
Victime de harcèlement moral
ou suspendu dans l’intérêt du service
? La cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique) s’est replongée, ce vendredi 20 mars 2026, au cœur de l’été 2021, dans les couloirs de l’Université d’Angers (Maine-et-Loire).
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La juridiction doit arbitrer, plus de quatre ans après les faits, le litige qui oppose un maître de conférences en sciences humaines à sa direction, autour de la suspension de quatre mois prononcée par cette dernière. Une sanction fondée, selon elle, sur les difficultés relationnelles
du professeur avec ses collègues. Accusations publiques, menaces de recours, mises en cause répétées…
, égrène la rapporteure publique à l’audience.
La magistrate préconise le rejet du recours du fonctionnaire
Des faits suffisamment vraisemblables et graves pour justifier la suspension dans l’intérêt du service
, estime la magistrate avant de préconiser le rejet du recours du fonctionnaire. L’enseignant voyait plutôt dans la sanction qui l’avait frappé la démonstration du harcèlement moral et de la discrimination
dont il se disait victime.
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Il réclamait 78 000 € et le versement de 173 heures supplémentaires, en réparation de son préjudice moral et de son retard d’avancement. L’affaire a été mise en délibéré. Le jugement sera rendu le 7 avril.