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Ce festival organisé en Maine-et-Loire prouve que la culture en ruralité a de l’avenir... |
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À Bourg-l’Évêque, le festival Du bruit dans l’bourg se prépare. Les bénévoles sont à leur poste et Maurice le coq totem du village est fin prêt à cocoricoter. © Ouest-France.
À Bourg-l’Évêque en Maine-et-Loire, la cinquième édition du festival afro-américain, Du bruit dans l’bourg, donne des fourmillements dans les corps des organisateurs. L’événement est prévu pour le dimanche 7 juin 2026.
Thierry André est un fondu de musiques afro-américaines. Installé à Bourg-l’Évêque, retraité de l’enseignement, adjoint municipal à la Ville et passionné de blues à ses heures, il diffuse sa passion depuis cinq années et ça marche.
Pour organiser la journée du dimanche 7 juin 2026, l’association Du monde dans l’bourg, créée en septembre 2021, fédère une équipe de bénévoles décidée à démontrer que la ruralité n’est pas synonyme de désert culturel, et qu’une culture autre que celle des terres y a sa place
, invite Hervé Gaudin maire de Bourg-l’Évêque. Comme lui et au fil des années, les Épiscopaliens s’inscrivent dans la bonne marche et l’excellent déroulement du festival.
« Ce sera un grand moment »
Pour trouver du financement et cultiver des liens sociaux tout en partageant des savoir-faire, les bénévoles ont organisé une soirée cabaret et dans un local par eux rénové, une dégustation d’huîtres de Cancale. Ils attendent de nouveaux amateurs les dimanches 22 mars et 19 avril de 10 h 30 à 13 h.
La cinquième édition du festival Du bruit dans l’bourg se déroulera dimanche 7 juin, avec au programme Ronan, un grand bluesman Breton. Il rentre de Memphis ou il représentait la France lors de l’international Blues Challenge
, relate avec fierté Thierry André. Ce sera un grand moment, nous avons beaucoup de chance de l’avoir ici.
Puis, durant la journée les auditeurs pourront écouter et vibrer aux sons et voix de quatre Bordelais du groupe Lucky Pepper, invités à mettre le feu et du rythme dans les corps des festivaliers. Ils se produisent sur les plus grandes scènes d’Europe. Ils proposent du rock’n’roll très convoité, très apprécié, façon année 1960.
Il y aura aussi le groupe Rewind, 5 gars 1 fille de la région rennaise qui se proposent de reprendre des grands standards des années 1970-1980, ceux que nous avons encore entre les oreilles »,
argumente Thierry André. Pour synchroniser les séquences et faire que tout le bourg bouge, les bénévoles ont appelé une fanfare des Herbiers. Les Only New Jazz-Band qui déambuleront, proposant des musiques de la Nouvelle Orléans, Jazz Dixieland, swing.
C’est un challenge,
explique Thierry André. Nous avons un budget de 9 000 € et des partenaires. C’est un budget raisonnable pour un festival original et de cette qualité.