|
FC Nantes. « C’est quand même en grosse partie à cause de nous », estime Anthony Lopes... |
1
Le gardien de but Anthony Lopes sera encore capitaine avec le nouvel entraîneur Vahid Halilhodzic. © Oscar Bouchereau
Anthony Lopes, qui sera encore capitaine du FC Nantes avec le nouvel entraîneur Vahid Halilhodzic sur le banc, a pris la parole, ce vendredi 20 mars, avant la réception de Strasbourg (dimanche, 20 h 45). Il a promis que l’équipe se battrait jusqu’au bout pour sauver le club, 17e et avant-dernier de L1.
Jusqu’à mardi, il fait beau…
Anthony Lopes, à qui Vahid Halilhodzic va encore confier le brassard de capitaine, s’est improvisé prévisionniste météo à son arrivée au pupitre de la conférence de presse, vendredi 20 mars midi. Il ne l’a pas dit, mais il espère surtout une belle éclaircie, dimanche soir, pour la réception de Strasbourg, dans la saison sombre du FC Nantes, avant-dernier de L1.
Que vous inspirent ce nouveau changement de coach et l’arrivée de Vahid Halilhodzic ?
Ça m’inspire qu’on ne fait pas le travail sur le terrain, tout simplement. Quand on change déjà une fois de coach en plein milieu d’une saison puis une deuxième fois, c’est qu’à un moment donné, on doit assumer nos responsabilités. Maintenant, il faut montrer un autre visage et faire en sorte que les choses soient nettement plus positives sur les neuf ou onze derniers matches (si barrages) qui nous restent.
Avez-vous déjà vécu autant de turbulences par le passé ?
Sur ma dernière saison à l’OL (saison 2023-2024).
Est-ce que c’est la saison la plus galère de votre carrière ?
Oui, c’est la saison la plus compliquée en termes de résultats, en termes de stabilité, mais ça fait partie du métier.
Qu’est-ce qui change concrètement à l’entraînement avec coach Vahid ?
Je pense qu’on est revenu sur des méthodes un peu plus, je ne dirais pas plus basiques, mais un peu plus sur du travail plus physique, des séances rallongées. Mais en soi, ça ne change pas plus que ça.
Lire aussi : Halilhodzic resserre le groupe, certains pros envoyés en réserve
Qu’est-ce que ça peut apporter de changer d’entraîneur, avec la même équipe ?
Les joueurs restent les mêmes. Mais on est encore plus dans l’urgence. Pour moi, il reste onze matches, pas neuf. On va se donner corps et âme, se battre jusqu’au bout, jusqu’aux dernières secondes, pour aller chercher cette place de barragiste. Il faut prendre tout simplement conscience individuellement déjà, se regarder dans une glace et se poser les bonnes questions. C’est-à-dire, qu’est-ce qu’on a fait de bien, de moins bien, et changer tout ça en positif. Si on est dans cette situation, c’est quand même aussi en grosse partie à cause de nous, parce que c’est nous qui sommes sur le terrain. Donc maintenant, il faut relever la tête, parce que rien n’est terminé. Il y a encore pas mal de matches à jouer, même s’il y a des matches couperets comme celui de dimanche, d’une grosse importance pour nous, comme pour les autres qui vont arriver.
Il y a de la bonne humeur, ça chante. Est-ce que cette bonne ambiance a disparu à un moment ?
Non, pas du tout. Ce qu’il faut savoir, c’est que le groupe est assez incroyable. Tout le monde s’entend parfaitement. J’espère qu’à l’issue du championnat, ce groupe sera récompensé, parce qu’il le mérite. Il le mérite en termes d’attitude, en termes d’état d’esprit, en termes de ce que vous avez pu voir aujourd’hui (ce vendredi matin) sur le terrain à l’entraînement. Ça a toujours été ça durant les séances. Ça n’a pas changé, parce qu’il y a eu du changement. Ça a toujours été comme ça depuis le début de la saison. Il y a toujours eu des déconnades, des rires, peut-être par moments des prises de tête, mais ça fait partie du football.
« Je n’ai pas trop envie de penser à ça (la relégation) p arce que ce n’est pas une question que je me pose aujourd’hui »
Est-ce que vous passez d’un discours où il s’agit d’abord de bien défendre à un discours où il s’agit d’essayer de mieux attaquer ?
Non, je pense qu’il n’y a pas de discours à dire mieux défendre ou mieux attaquer, je pense que c’est global, tout simplement. Il va falloir bien défendre, oui, mais aussi bien attaquer, il va falloir marquer des buts, ne pas en encaisser pour aller chercher des résultats, pour aller chercher des victoires, prendre des points. Il faut s’améliorer dans tous les domaines. On sait qu’on a un match très important dimanche, on a tous vu le match de Strasbourg hier soir (jeudi), maintenant, à nous de mettre tous les ingrédients de notre côté et faire en sorte que le résultat soit positif. Le résultat va aussi déterminer plein de choses, mais on a besoin d’avoir une équipe très active, compétitive et très agressive qui doit jouer crânement sa chance, qui ne doit pas avoir de regrets à l’issue de la rencontre, qui doit être à 100 % dans tous les domaines. C’est ce qu’on nous demande, c’est ce que nous demande le club, c’est ce que nous demandent aussi nos supporters. Ils veulent voir aussi une équipe qui a faim.
Coach Vahid a une image de coach autoritaire, rigoureux. Est-ce une réalité au quotidien ?
Il dit des conneries aussi (sourire). C’est normal, quand on est dans le travail, il a ce tempérament d’être très autoritaire, d’être peut-être aussi rude, peut-être parfois fort, mais c’est ce qu’il faut. Et deux ou trois secondes après, il est dans la déconnade. Quand il faut travailler, il faut travailler, quand il faut rigoler, on rigole.
Faire partie d’une équipe du FC Nantes qui tomberait en L2, ce serait terrible pour vous ?
Ce serait une grosse tâche dans ma carrière. Parce qu’à titre individuel, comme je l’ai dit par le passé, quand je suis venu ici, j’avais de grosses ambitions. À titre personnel, mais aussi à titre collectif. Et c’est vrai qu’un peu plus d’un an après, quand on voit la situation dans laquelle on est… Après, je n’ai pas trop envie de penser à ça p arce que ce n’est pas une question que je me pose aujourd’hui et parce que je suis tellement déterminé sur ce maintien.