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Saint-Barthélemy-d'Anjou. L’inclusion questionnée... |
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Les intervenants Gérard Lefort (à gauche) et Célia Perrain, et assis, Jean Hugues qui pratique le judo adapté avec son référent. © CO
Plusieurs intervenants locaux ont échangé sur l’inclusion des personnes en situation de handicap, mercredi, lors d’une soirée riche en témoignages.
Le premier temps fort proposé pour la Semaine du handicap était, mercredi 12 novembre, une soirée d’échanges au Théâtre de l’hôtel de ville organisée par le collectif handicap en lien avec le Village Pierre-Rabhi (VPR) de Saint-Barthélemy-d’Anjou. Isabelle Raimbault, adjointe aux solidarités et à l’action sociale prenait d’abord la parole.  Lors de la réécriture du projet de centre social, nous nous sommes questionnés sur l’inclusion bien que l’on ait déjà bien avancé sur le sujet au VPR. Nous nous sommes même demandé s’il fallait maintenir un collectif handicapÂ
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Évelyne Billaud, membre de ce collectif, en a rappelé l’historique :  Il a été créé en 2003 lors de l’année européenne des personnes handicapées. Nous organisons tous les deux ans des animations sur différents thèmesÂ
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Différence entre inclusion et intégration
Cécile Perrain, enseignante en activité physique adaptée au Comité départemental de sport adapté a apporté son regard sur l’inclusion dans le sport, insistant sur la différence entre inclusion (tous ensemble) et intégration (dans des structures spécifiques) ; Gérard Lefort, ancien professeur de judo, en fauteuil roulant depuis un accident de moto, a joué sur l’humour à travers un sketch inversant les situations dans le cas d’un recrutement d’un valide par des non-valides.
Il y a eu ensuite des témoignages. Jean-Hugues, 27 ans, pratique le judo adapté au club bartholoméen depuis quelques années mais rencontre tous les judokas du club. Une représentante du foyer de la Chevalerie à Trélazé, était venue en compagnie d’un des résidents. Christine Huu (adjointe au maire) et son mari sont famille d’accueil pour trois personnes en situation de handicap, trois adultes qui ont une certaine autonomie et participent à des activités dans la commune. Anita Turpin (conseillère municipale) a été élevée avec des enfants en situation de handicap, ce qui l’a conduite à dire que le handicap ne gênait pas du tout les enfants. Quant à l’inclusion à l’école, elle présente des difficultés faute de manque d’accompagnants (AESH).