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Saint-Barthélemy-d'Anjou. Des orientations budgétaires « prudentes »... |
Mardi soir, le conseil a pris acte des orientations pour l’an prochain. Elles prévoient une situation stable avec des dépenses maîtrisées.
Le débat d’orientations budgétaires (DOB), imposé par la loi aux communes de plus de 3 500 habitants, a été présenté par l’adjoint aux finances Johann Charruau au conseil municipal de mardi. Le vote du budget 2026, dit « primitif » puisque le budget 2025 ne sera pas encore clôturé à cette date-là , sera voté jeudi 18 décembre.
Hors « éléments exceptionnels », annonce le service finances, les recettes de fonctionnement devraient progresser de 1 à 2 %. Grâce à la stabilité de la fiscalité, la dynamique des droits de mutation, une hausse des recettes des services publics et un soutien « bonifié » de la CAF. Au chapitre dépenses, également évaluées entre 1 et 2 %, la hausse de la charge salariale, de 2,4 %, sera en partie compensée par la baisse des fluides et de divers frais financiers.
Pour couvrir, entre autres, les travaux de voirie, d’éclairage, les travaux sur les bâtiments, dans les espaces publics et les espaces verts, les études pré-opérationnelles, l’équipement informatique et numérique et les travaux du complexe de la Cressonnière, les dépenses d’investissement sont évaluées entre 6 540 000 et 6 740 000 €.
La part de la maintenance dans le budget communal
L’autofinancement étant estimé à 833 000 €, l’excédent 2025 à 800 000 €, l’enveloppe maximale de l’emprunt serait comprise entre 2 886 000 € et 3 086 000 €.
Après la présentation du DOB, Ivain Bignonet, élu de la liste d’opposition Eh (Être heureux), a regretté l’absence de débat sur « la dette technique » de la commune. « Les sujets de maintenance n’apparaissent pas dans les tableaux Excel® mais ils seront un jour à couvrir… La question, c’est l’étendue de ce qu’il va falloir faire dans les années qui viennent. La part de la maintenance dans le budget communal, c’est un vrai, un gros sujet », a-t-il alerté. Un sujet que la municipalité a déjà pris à bras-le-corps, selon Johann Charruau. Outre les travaux effectués à l’école Jules-Ferry, ceux programmés à la Cressonnière, il a rappelé le lancement du Schéma directeur immobilier (SDI), outil mis en place pour « faire un bilan, un diagnostic, et programmer les travaux sur les années à venir ».
« Pour le SDI, nous avons embauché un énergéticien qui est dédié à ce poste. On a bien une vision de notre patrimoine et de ce qu’il y a à faire », a renchéri le maire Dominique Bréjeon. Qui a ensuite souligné « la prudence » mise dans l’élaboration du DOB, « comme chaque année, en évaluant les dépenses à la hausse et les recettes à la baisse. Il est primordial d’envisager un avenir serein pour les équipes suivantes », a conclu le maire sortant.