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Saint-Barthélemy-d'Anjou. À l’Erea, un directeur entre continuité et innovation... |
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Nicolas Quinqueneau, nouveau directeur de l’EREA © Ouest-France
L’établissement régional d’enseignement adapté affiche des effectifs quasi complets. Son nouveau directeur, Nicolas Quinqueneau, compte y développer ses idées.
Quatre questions à Nicolas Quinqueneau, 37 ans, en poste de direction depuis sept ans et nouveau directeur de l’EREA.
Vous avez été nommé directeur de l’EREA à la rentrée. Quel est votre parcours ?
J’ai débuté comme enseignant d’EPS (Éducation physique et sportive) à l’académie de Paris, en secteur d’éducation prioritaire (EP).
J’ai eu plusieurs casquettes, référent académique sur le numérique, formateur, responsable des équipements sportifs. J’ai ensuite passé le concours de chef d’établissement. J’ai été principal adjoint en EP, puis au collège Félix-Landreau à Angers. Les six derniers mois, j’étais en mission à l’EREA des Sables-d’Olonne.
Comment s’est passée la rentrée, en termes d’effectif ?
Les effectifs sont complets au lycée et il reste très peu de places au collège, en Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté). La section UPE2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants) va se remplir. L’internat, où l’intervention éducative est importante, est quasi complet aussi, avec 66 internes.
Quels sont les atouts de cet établissement pour vous ?
Une grosse réflexion collective a déjà été mise en place pour accompagner chaque élève, mettre en synergie les équipes.
La pédagogie de projet donne du sens aux apprentissages et le dispositif de soutien permet aux élèves les plus en difficulté, de réintégrer la classe de façon optimale.
J’arrive pour continuer et apporter mes idées dans des dispositifs innovants pour les élèves, pour articuler le scolaire, le périscolaire et les familles. On a du temps et les moyens pour le faire.
Avez-vous des objectifs précis ?
Le Covid a fait du mal, il a rompu des liens. Les jeunes ont des difficultés à trouver des stages. Il va falloir rendre plus efficace le travail avec les entreprises du secteur, les rassurer sur les formations, l’accompagnement qu’ont les élèves.
On va redynamiser le lien avec par des visites d’entreprises, des stages. Nous allons aussi nous ateler au développement durable. Un bac de tri sélectif a déjà été fabriqué par les élèves.
Le but est de développer la conscience écologique, avec la mise en place d’élèves éco-délégués, d’une brigade des déchets. Il faut que ça inonde toute la vie de l’établissement.