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Que faire de ses vieilles montres et horloges cassées ou non utilisées ?... |
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En France, le secteur de l’horlogerie a produit en 2024 pour 423 millions d’euros (photo d’illustration). © Archives AFP - Guillaume SOUVANT
Que faire de la vieille pendule de votre grand-mère, de l’ancienne montre à gousset cassée de votre oncle, de votre montre inutilisable ? Le Courrier de l’Ouest vous donne les pistes pour donner à ces objets une seconde vie.
En France, le secteur de l’horlogerie a produit en 2024 pour 423 millions d’euros (HT), soit une progression de 3 % sur un an. Tout à la fois bijou et outil du quotidien, la montre est tout sauf accessoire pour nombre de poignets français.
Y compris celui de Colette, abonnée du Courrier de l’Ouest depuis son installation à Parçay-les-Pins, dans l’est du Maine-et-Loire, en 2003. Elle nous adresse son interrogation :  Que faire des montres qui ne fonctionnent plus ? Même si ces montres ne sont pas des objets de valeur, les pièces intérieures sont les mêmes. Il y aurait là une opportunité d’économies, non ?Â
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Le Courrier de l’Ouest vous répond :
L’horlogerie est un artisanat de grande précision qui requiert un apprentissage répété de gestes minutieux. Or,  en CAP, ils cassent beaucoup de chosesÂ
, sourit Xavier Marles, professeur en filière horlogerie au lycée professionnel Jean-Jaurès à Rennes. En conséquence, l’école est toujours preneuse de montres et autres penduleries qui servent  de supports pédagogiquesÂ
. Et tout leur est utile ! Vous pouvez leur envoyer vos objets à l’adresse : Filière horlogerie - Lycée Jean-Jaurès, 24, Rue Victor Rault, 35000 RENNES. Quant au lycée Les Savarières qui propose également des cursus dans l’horlogerie à Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes, il en a déjà tellement  qu’on ne sait plus quoi en faireÂ
.
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Quand ces objets sont en mauvais état,  nous nous chargeons de la dépollutionÂ
, ajoute Xavier Marles. Les montres mécaniques sont  recyclables à 100 %Â
, se satisfait l’enseignant. Dans son établissement, les métaux sont revendus au poids, le verre trié. L’électronique et les piles ont plus de mal à trouver une seconde vie.
Ce secteur  a la particularité d’émettre très peu de déchets. La durabilité et la réparabilité sont quasi infinies ! Il n’est pas rare que les horlogers reçoivent des produits plus que centenaires.Â
Dans son atelier situé près de Rennes, il  garde beaucoup de choses parce que ça peut toujours servir. Très récemment, j’ai reçu une montre des années 1970 dont un composant seulement était abîmé. Dans mes tiroirs j’ai retrouvé sa petite soeur qui m’a permis de réparer l’autre en y prélevant seulement ce qu’il me fallait.Â

L’horlogerie nécessite un savoir-faire d’une grande précision (photo d’illustration). archives ML - Hervé PETITBON
En 2010, une autre initiative a vu le jour : Eco Tempo. Cette entreprise, basée dans le Gers, collecte auprès des particuliers et professionnels les montres, pendules et réveils (ainsi que les bijoux) qui sont démantelés dans un site industriel par du personnel formé et en insertion. Chaque pièce et composant part ensuite dans une filière soit de recyclage par transformation en matière première, soit de réutilisation pour un nouvel assemblage.
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Des points de collecte
En Maine-et-Loire, Eco Tempo dispose de quatre points de collecte : les deux boutiques Louis Pion à Angers (depuis dix ans), Julien d’Orcel à Angers et Montres and Co à Cholet (depuis cinq ans). En Deux-Sèvres, seul Le Manège à Bijoux de Niort est partenaire.
 Nos composants issus du démantèlement des montres collectés, après avoir été triés et testés, sont proposés à des horlogers lorsque ceux-ci sont à la recherche de pièces pour réparation, précise Eco Tempo. Certains composants issus de notre concept sont également utilisés par la marque eHo qui crée de nouvelles montres avec ceux-ci.Â
Comme Colette, posez vos questions au Courrier de l’Ouest, la rédaction tentera d’y répondre. Adressez-nous vos interrogations par mail (lecourrierdelouestvousrepond@courrier-ouest.com) ou par le biais de ce formulaire :