|
Projet d’installation agrivoltaïque : dans cette commune de Maine-et-Loire, les élus donnent un avis défavorable... |
1
Le projet d’installation agrivoltaïque porté par la société Luxel à Sœurdres n’a pas convaincu les élus des Hauts-d’Anjou. À l’unanimité, ceux-ci ont donné un avis défavorable (photo d’illustration). © ARCHIVES OUEST-FRANCE
Appelé à plancher sur un projet d’installation agrivoltaïque dans la commune déléguée de Sœurdres, le conseil municipal des Hauts-d’Anjou (Maine-et-Loire) a émis un avis défavorable, mardi 16 décembre 2025. Pour les élus, il n’est pas conforme à la charte établie par la communauté de communes des Vallées du Haut-Anjou. La décision finale appartiendra au préfet.
Lors du conseil des Hauts d’Anjou, mardi 16 décembre Marc-Antoine Driancourt, adjoint à l’environnement et au cadre de vie, a présenté le projet d’installation agrivoltaïque de la société LuxeL, filiale d’EDF Power solutions. D’une superficie de 35 hectares au lieu dit la Grande Touche dans le territoire de la commune déléguée de Sœurdres, ce projet associe la production d’énergie photovoltaïque à une activité d’élevage bovin sous panneaux solaires.
L’élu précise : « Ce projet présente de nombreuses non-conformités substantielles avec la charte intercommunale sur l’agrivoltaïsme, approuvée le lundi 20 octobre 2025, par la Communauté de communes des Vallées du Haut-Anjou (Ouest-France du 31 octobre 2025).
Pas une opposition systématique
Il a listé ces non-conformités : « La superficie envisagée est largement supérieure à la surface maximale préconisée par la charte (3,5 fois plus grande), la destination prioritaire des terres doit être l’agriculture – le projet présenté ne met pas cet objectif en évidence : la viabilité de l’élevage est très éloignée des points précisés dans la charte, la préservation de la qualité du paysage ne semble pas une priorité.
Des élus insistent sur le fait que les terres concernées du lieu dit la Grande Touche sont des terres particulièrement fertiles alors que le territoire présente des friches industrielles qui seraient plus adaptées à ce genre de projet.
Le conseil donne, à l’unanimité, un avis défavorable à ce projet tout en précisant que ce n’est pas une opposition systématique et que les élus invitent la société Luxel a proposé un nouveau dossier plus fidèle aux préconisations de la charte.
Marc-Antoine Driancourt rappelle que cet avis basé sur la charte n’est pas opposable aux demandes d’autorisations d’urbanisme qui sont instruites par le préfet.