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Près d’Angers, avec « Ça chauffe », le théâtre revient faire son festival dans quatre salles... |
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Karine Poulalion, adjointe, Vincent Guibert, conseiller départemental, Jérôme Foyer, maire de Mûrs-Erigné, Jean-Paul Pavillon, maire des Ponts-de-Cé et Charlotte Taron, coordinatrice du festival. © Ouest-France
Toujours coopératif, solidaire et chaleureux, le festival de théâtre Ça chauffe revient du 23 au 28 février pour la 18e fois à Mûrs-Erigné et aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire) avec 22 spectacles au programme.
Pour cette 18e édition du festival de théâtre Ça chauffe, 22 compagnies du Saas (Structures Artistes associés solidaires) programment 22 spectacles dont un collectif. Avec plus de 3 800 spectateurs en 2025, environ 1 000 places sont vendues à ce jour. Les 33 représentations seront données dans quatre salles, le centre Jean-Carmet et l’espace Bellevue à Mûrs-Erigné, le théâtre des Dames et la salle Nelson-Mandela aux Ponts-de-Cé.
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Une programmation variée vers tous les publics
Théâtre, improvisation, musique, marionnettes, danse, clown, les spectacles jeune public et tout public sont proposés en journée et en soirée. Chaque spectacle aborde un thème engagé ou d’actualité. Ce peut être celui de la peur de l’autre, l’écologie, l’hommage à la nature, la liberté, le rapport à la maladie, à la différence…
Chaque deuxième semaine de vacances d’hiver depuis 2009, la gamme de spectacles du festival de théâtre Ça chauffe se veut variée et destinée à tous les publics. Pour Karine Poulalion, adjointe à la culture de Mûrs-Erigné, « ça reste un des engagements des organisateurs.  L’éveil à la culture doit commencer très tôt, dès cinq mois. »
Jérôme Foyer, maire de Mûrs-Erigné, approuve et justifie l’expansion du festival qui, une 3e fois, va rayonner sur deux communes : « Plus de spectacles des arts vivants pluridisciplinaires dans plus de salles, ça ne peut être que bénéfique. Il faut que ça continue ! »
Un festival partagé avec les Ponts-de-Cé
Jean-Paul Pavillon, maire des Ponts-de-Cé, l’autre commune associée dans l’événement, est du même avis, d’autant plus que bon nombre de comédiens travaillent au Pavé (pôle des arts vivants éclectiques), sur sa commune : « Il est naturel que Ça chauffe amène la culture à tous les citoyens du sud Loire. »
Vincent Guibert, conseiller départemental salue le dessinateur de l’affiche : « Des ponts, tout un symbole, bravo ! » Il se félicite du soutien humain et technique. Ses 5 000 € s’ajoutent aux 8 000 € apportés par les deux communes. Les élus déplorent toutefois l’inaction de la Région.
Partie prenante du festival, le Saas regroupe 32 compagnies professionnelles angevines et des artistes du spectacle vivant. Solidaires, les techniciens et comédiens de Ça chauffe se partagent l’intégralité des recettes puisque tout est mutualisé.
Notre coup de cœur, c’est « Nous, les corps », un défilé pimenté en hommage à Marie Gaultier, créatrice il y a 20 ans de la compagnie Piment, langue d’oiseau. Lundi 23 février à 21 h au centre Jean-Carmet.
Les tarifs sont inchangés : A (jeune public) 6 € ; B 12 € et réduit 8 €. Pass une soirée 16 €. Programme complet et réservation en ligne sur le site : www.festival-chauffe.fr