|
Pourquoi la Ligue des droits de l’Homme incite à ne pas répondre à une des questions du recensement... |
1
La question n° 7 du formulaire de recensement, qui porte sur le pays de naissance des parents, est facultative. Son bien-fondé est contesté par plusieurs organisations. © Photo Archives JDLO - XB
Avec d’autres organisations, la Ligue des droits de l’Homme conteste le bien-fondé d’une des questions du formulaire support à l’enquête qui se déroulera entre mi-janvier et fin mars 2026.
Entre mi-janvier et fin mars, environ 8 000 communes seront concernées par la campagne de recensement de la population. Cette démarche,  fournit des informations essentielles aux politiques publiques. Y répondre est donc importantÂ
, insiste la Ligue des droits de l’Homme, signataire d’un appel commun avec la CGT, Solidaires, FSU et le Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples (MRAP).
L’attention de ces entités se focalise sur la 7e question du formulaire, qui porte sur le pays de naissance des parents des personnes recensées.  N’y répondez pasÂ
, recommandent ces organisations, qui rappellent que cette question est facultative et  refusent que, dans le recensement, chacune et chacun d’entre nous soit défini-e par le lieu de naissance de ses parentsÂ
.
« Cette question renforce les préjugés »
Pour les signataires de cet appel,  cette question renforce les préjugés de ceux qui ne voient l’autre que par son origine géographique, génération après génération. Et il n’y a aucune proposition concrète d’utiliser cette question pour améliorer quoi que ce soit. Elle ne changera rien aux manques des politiques concrètes contre les discriminations.Â