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Plus de 100 000 mètres cubes d’eau par jour : Angers inondée, sa station d’épuration tourne « à pleine charge »... |
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Baptiste Prunier, pilote de projets au sein de la direction eau assainissement et pluviale à Angers Loire métropole, dans la station d’épuration de la Baumette à Angers. © Ouest-France
En plein cœur des inondations, la station d’épuration de la Baumette à Angers (Maine-et-Loire) a tourné à plein régime avec jusqu’à 100 000 mètres cubes d’eau traités par jour. Comment a-t-elle fait face ?
C’est un record absolu, dans la lignée des chiffres hors norme égrenés dans l’actualité pendant toute une semaine d’inondations. 100 000 mètres cubes d’eau ont été traités par la station d’épuration d’Angers (Maine-et-Loire) lors du pic des crues. C’est trois fois plus d’entrée d’eau que d’habitude. L’usine a fonctionné à pleine charge pendant ces quelques jours de crue
, résume Baptiste Prunier, pilote de projets au sein de la direction eau assainissement et pluviale à Angers Loire métropole. En période de temps sec, l’usine traite entre 30 et 35 000 cubes d’eau usées d’Angers et sa première couronne, soit l’équivalent d’environ 180 000 habitants.
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Cernée par les eaux
Beaucoup d’eau et forcément un peu de stress. On a vécu cette crue au jour le jour, raconte Baptiste Prunier. On se demandait si la station allait être capable de traiter.
Pour sa toute première crue majeure depuis sa construction en 2010, la station d’épuration a pourtant tenu le choc. C’était une bonne expérience, relate Baptiste Prunier. On se demandait souvent comment ça se passerait si on avait des inondations comme en 1995. On était cerné par les eaux, mais tout s’est bien passé.
Lors de sa construction, l’usine s’est notamment dotée de trois bassins de rétention pour éviter d’être submergée.
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Une « pollution diluée »
Pas plus de travail pendant la crue : Il n’y a pas eu de grosse difficulté, c’est quelque chose qui a bien fonctionné
, assure Baptiste Prunier. Le surplus d’eau venait de la Maine. Une eau claire
qui nécessite moins de traitements. La pollution était plus diluée avec cette eau, donc nous avons eu besoin de moins de produits chimiques pour les traitements
, résume Baptiste Prunier.
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Une crise maîtrisée, qui ne s’est pas étendue dans le temps, fort heureusement
. Les réseaux restent saturés à cause de la crue, mais il faudrait bien plus à la station pour céder. Il faudrait vraiment une énorme catastrophe pour que nous ne puissions plus traiter l’eau.
L’usine reprend peu à peu son rythme habituel, avec un volume d’eau traitée en baisse. En milieu de semaine, 80 000 mètres cubes étaient encore traités par jour.