|
Nouveau décollage raté pour l'aéroport1 |
1
Cinq mille passagers durant les six premiers mois et après, une longue descente en vrille... © Archives
La compagnie Air Vallée arrête les frais. Elle ne desservait plus que Barcelone. Nouveau trou d'air pour Angers-Marcé.
L'aéroport d'Angers-Marcé a déjà connu tellement d'échecs en matière de lignes régulières. Et ça continue ! Air Vallée, la compagnie italienne qui s'était implantée en novembre 2010, a retiré tous ses avions. Elle a cessé de desservir Barcelone, la dernière destination. Les vols pour Munich, Nice et Aoste étaient arrêtés depuis septembre.
Tout avait pourtant bien commencé. Le PDG d'Air Vallée, Michele Costantino, se montrait particulièrement confiant. « Nous souhaitons être les premiers à réussir. Comme nous l'avons fait pour l'aéroport de Rimini, en Italie, qui avait lui aussi connu beaucoup d'échecs. »
Recherche de nouvelles lignes
La compagnie avait mis les moyens en proposant des vols à partir de 89 €. « Et c'est tout compris, précisait le PDG. Pas comme les compagnies à bas coût qui font tout payer, les bagages et les services complémentaires. » Angers devait bénéficier des plateformes de Barcelone et de Munich, pour proposer de multiples destinations. Raté !
Daniel Loiseau, chargé de l'économie et de l'emploi à Angers Loire Métropole, ne peut que constater les dégâts. « C'est un nouvel échec. Nous sommes très déçus. Keolis, l'exploitant de l'aéroport, est d'ailleurs en litige avec Air Vallée... »
Pour autant, le vice-président de l'agglo n'abandonne pas l'idée de lignes régulières. « L'aéroport est nécessaire pour Angers, au niveau des vols d'affaires, sanitaires, militaires et de loisirs. À partir du moment où son coût est le même, il nous faut trouver des lignes régulières. Nous y travaillons. »
Jean-Michel HANSEN.
Â