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Manifestation contre l’extrême droite à Angers : ce syndicat étudiant monte au créneau... |
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Le rassemblement, statique, était organisé vendredi soir par le collectif Visa 49, en opposition à un défilé du Rassemblement des étudiants de droite (Red). © Ouest-France
Dans un communiqué diffusé samedi 7 février 2026, le syndicat étudiant Unef Angers (Maine-et-Loire) dénonce la « répression » des forces de l’ordre après le rassemblement contre l’extrême droite, organisé la veille par le collectif Visa 49. Un positionnement contesté. Explications.
Dans le cadre du rassemblement organisé place du Ralliement à Angers (Maine-et-Loire) par le collectif Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa) 49, vendredi 6 février 2026 en fin de journée, le syndicat étudiant Unef Angers monte au créneau.
Dans un communiqué diffusé samedi 7 février, l’organisation revient sur l’événement, mis en place pour s’opposer à la tenue d’une autre manifestation, celle du Rassemblement des étudiants de droite (Red), positionné à l’extrême droite, dont le but était de commémorer, entre autres, la date du 6 février 1934. Ce jour-là , des manifestations de ligues d’extrême droite antiparlementaire et des associations d’anciens combattants avaient tourné à l’émeute et fait douze morts.
« Dispositif policier exceptionnellement lourd »
L’Unef Angers précise que le rassemblement de Visa 49 s’est déroulé dans un contexte de dispositif policier exceptionnellement lourd
. Et de dénoncer, selon plusieurs témoignages rapportés, une répression policière [...] visant à dissuader toute mobilisation antifasciste, y compris pacifique
.
Contacté, le commandant de police Cyril Casse s’inscrit en faux. Le dispositif policier ? Oui, il était important, mais il répondait à un objectif : qu’il n’y ait pas d’exactions en centre-ville.
« Éviter tout affrontement et toute dégradation »
Et de poursuivre : À l’issue du rassemblement sur la place du Ralliement, qui s’est déroulé dans le calme, certaines personnes ont souhaité bouger mais la police a fait en sorte qu’ils ne puissent pas se mouvoir librement, pour éviter tout affrontement et toute dégradation.
Au final, quatre personnes ont été interpellées. A l’issue de la soirée, aucun incident n’a été constaté.
Pour l’instant, l’Unef Angers n’a pas porté plainte.