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Longué-Jumelles. « On ne compte pas son temps et ses efforts »... |
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Sur le tatami parisien, Samuel Vincent a tout donné. Malgré sa défaite, il ne garde que de bons souvenirs. © CO
3 questions Ã
De retour à Longué, le judoka Samuel Vincent, ceinture noire 3e dan, livre ses impressions sur le championnat du monde vétéran qui s’est déroulé à Paris du 4 au 7 novembre. Il revient sans médaille mais avec de bons souvenirs.
Vous avez participé pour la seconde fois aux championnats du monde vétérans avec 2 400 combattants issus de 65 pays. Quel est votre ressenti ?
Samuel Vincent : « Je n’ai pas décroché de médaille cette fois encore, mais je garde de bons souvenirs malgré un peu de frustration sur le scénario et ma performance sportive. Bien que le tirage au sort m’ait désigné un adversaire à ma taille, le règlement très strict du championnat, notamment dans le domaine de la réglementation du port du kimono, m’a obligé à trouver in extremis une veste de rechange. Ce point de règlement que je n’avais pas pris en compte m’a privé de mon coach, et ce contretemps m’a un peu perturbé et a ajouté du stress. L’absence des bons conseils de mon coach a certainement pesé dans la défaite. »
N’y avait-il pas de repêchage possible ?
« Le règlement prévoit un repêchage possible après une défaite, mais comme mon adversaire brésilien a perdu son second combat, j’ai été éliminé dès le premier match. Toutefois, je retiendrai de cette compétition des moments forts de partage avec cette communauté judo venue du monde entier et j’ai pu vivre l’intensité d’une compétition mondiale dans un cadre emblématique, l’Institut du Judo de Paris. »
Allez-vous récidiver ?
« Je continue à m’entraîner. Samedi 14 novembre, à Nantes, j’ai repris le chemin des qualifications pour le championnat de France 2026 en espérant aller le plus loin possible, au moins jusqu’au championnat d’Europe. Après on verra. Quand on aime ce sport on ne compte pas son âge, ni son temps et ses efforts. »