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Les médecins du service des urgences et du Samu du CHU d’Angers entrent en grève ce mardi... |
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Les urgences du centre hospitalier universitaire d’Angers sont victimes d’un engorgement. Les médecins et le personnel médical font par de leur désarroi. © Archives Ouest-France
Face à un manque de personnels médical et paramédical commun aux différents services d’urgences des Pays de la Loire, des médecins urgentistes ont entamé une grève ce mardi 28 juin. Ils attendent des solutions pérennes de la part de la direction du CHU d’Angers (Maine-et-Loire) quant à la prise en charge des patients.
Les services d’urgence des Pays de la Loire font face à un manque d’effectifs criant à l’aube d’un été qui s’annonce mouvementé, avec la reprise de l’épidémie de Covid-19. Dans ce contexte, un préavis de grève a été déposé, ce mardi 28 juin, par les médecins du service des urgences et du Samu du CHU d’Angers (Maine-et-Loire). « Aujourd’hui, ils sont 25,8 équivalents temps plein alors que l’effectif normal devrait être de 39 » , expose Lydie Cordray, secrétaire départementale Sud Santé Sociaux 49.
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La veille de ce mouvement de grève, syndicats et direction du CHU d’Angers ont discuté autour du manque d’effectifs et de l’impact sur le fonctionnement des urgences qui n’ont débouché « sur aucune avancée », selon la représentante syndicale. Ce préavis de grève n’a pas de date de fin. « On attend de la direction que des solutions pérennes soient trouvées pour prendre en charge les patients dans de bonnes conditions. »
« Sorties précoces, tri des patients »
L’engorgement peut amener à des situations dangereuses dans la prise en charge des patients, indiquent les grévistes. Lydie Cordray cite en exemple « des personnes âgées qui passent des heures en position allongée sur un brancard. » La faute selon elle à un manque de lit pour absorber le flux de patients qui passent aux urgences. « Il y a les fermetures de lits classiques de la saison estivale mais aussi ceux qui sont fermés à cause d’un manque de personnel paramédical, explique la syndicaliste. Pour libérer des places, il y a des sorties précoces de personnes hospitalisées depuis longtemps, des retours à domicile plus tôt que prévu et un tri en fonction des urgences et des besoins. »
Cette grève des médecins urgentistes n’impacte pas directement le service des urgences. Les soins sont assurés.