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Les Galeries Lafayette refusent l’installation de Shein à Angers... |
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La plateforme asiatique Shein a annoncé ouvrir ses premiers magasins en France. © AFP
La plateforme asiatique Shein a annoncé mercredi 1er octobre avoir choisi la France pour ouvrir ses premiers magasins physiques pérennes. Parmi les six premières boutiques prévues, l’une d’elles doit être implantée dans le centre-ville d’Angers (Maine-et-Loire). Dans la journée, Les Galeries Lafayette ont annoncé « refuser » ces installations.
Les Galeries Lafayette ont annoncé mercredi  refuser l’installationÂ
de la marque de mode asiatique Shein dans cinq magasins affiliés dans des villes françaises, dont le groupe Galeries Lafayette n’est toutefois plus l’exploitant, ces établissements étant détenus par le groupe SGM. Le géant de la fast fashion avait fait savoir, quelques heures auparavant, avoir choisi la France pour ouvrir ses premiers magasins physiques pérennes.
« Profond désaccord »
 Les Galeries Lafayette tiennent à exprimer leur profond désaccord avec cette décision (de SGM) au regard du positionnement et des pratiques de cette marque d’ultra fast fashion qui est en contradiction avec leur offre et leurs valeursÂ
, selon un communiqué.
La Société des grands magasins (SGM) compte implanter Shein au BHV Marais à Paris et dans les Galeries Lafayette d’Angers, Dijon, Grenoble, Limoges et Reims.
Contacté, le directeur des Galeries Lafayette d’Angers n’a pas encore répondu à nos sollicitations.
La Fédération de l’habillement monte au créneau
De son côté, la Fédération nationale de l’habillement (FNH) a fait part de  sa profonde désapprobationÂ
. « Après Pimkie, ce sont désormais le BHV, véritable institution parisienne depuis 1860 et les Galeries Lafayette en province, qui se tournent vers l’ultra fast-fashion, confirmant ainsi un manque d’imagination et de professionnalisme alarmant : ces enseignes, qui ont par le passé, tant contribué au rayonnement et à la créativité de la France, choisissent aujourd’hui de s’associer à ce qu’il y a de plus contestable dans le secteur de la mode », commente son président Pierre Talamon. « Alors que le rôle de ces enseignes devrait être de soutenir la diversité, l’innovation et la responsabilité, elles font le choix d’un modèle qui tire l’ensemble du marché vers le bas et porte atteinte à l’image de nos grands magasins français ».