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Législatives. Angers nord : Benoit Sulyvan veut « politiser la question animale »... |
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Pour les élections législatives de juin 2022, le parti animaliste sera représenté dans la 1e circonscription du Maine-et-Loire par Benoit Sulyvan, et Laura Gasblan-Dixneuf, sa suppléante. © Benoit Sulyvan
Dans la première circonscription (Angers nord), ce novice en politique de 26 ans s’engage pour le parti animaliste, avec sa suppléante Laura Gasblan-Dixneuf. L’enjeu, selon lui : faire comprendre que le sort des animaux est lié à celui des humains.
Benoit Sulyvan est parti d’un constat : la condition animale n’est pas suffisamment prise en compte par le gouvernement et les partis politiques. Un avis partagé avec le parti animaliste, que l’Angevin de 26 ans a rejoint, début 2022, pour se porter candidat aux élections législatives des 12 et 19 juin, dans la première circonscription du Maine-et-Loire.
Les Français sensibles au sujet
Son attachement à la cause animale remonte à loin. Ce juriste, dans un cabinet d’expert-comptable à Sainte-Gemmes-sur-Loire, se souvient que « déjà petit, j’étais choqué quand je voyais les animaux entassés dans des camions pour l’abattoir ». Originaire de la commune de Miré, au nord d’Angers, il habitait près d’une porcherie. Son grand-père et ses oncles étaient aussi agriculteurs. « Donc l’élevage et la chasse, je connais bien. »
Et il voudrait que les politiques s’emparent davantage de ces sujets, d’autant que « les Français y sont de plus en plus sensibles », rappelle le candidat, citant un sondage Ifop, pour Woopets, réalisé en septembre 2021, qui indiquait que « 84 % des Français considèrent la protection des animaux comme une cause importante ».
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Concrètement, « on voudrait créer un poste de ministre dédié à la cause animale, inscrire celle-ci dans la Constitution, et créer des unités de police et de gendarmerie spécialisées » , poursuit Benoit Sulyvan, avant d’égrainer une autre série de mesures sur l’élevage, la consommation de viande, et les soins vétérinaires.
Pas d’alliance, pour l’instant
Et les autres thèmes de la campagne ? Le parti animaliste ne s’en saisit pas. « On est un parti monothématique » , rappelle le candidat. En conséquence, les élus du parti s’abstiendraient à l’Assemblée nationale lors de votes sur d’autres sujets que la condition animale. Pas d’alliance non plus, pour le moment en tout cas, puisqu’« aucun programme ne répond à nos attentes » .
L’enjeu, pour le jeune candidat, est donc de faire comprendre que « le sort des humains est lié à celui des animaux. On les exploite, on les sélectionne génétiquement, ce qui a des conséquences dramatiques sur l’environnement et sur notre santé. » En somme, « si l’on agit aujourd’hui pour les animaux, on agit aussi pour nous-mêmes ».