|
Lanester. Le rush avant fermeture au Géant... |
3
Un parking bondé. Le Géant de Lanester a connu le rush ce samedi 30 janvier 2021, avant la fermeture imposée en soirée à tous les centres commerciaux non alimentaires d’une surface supérieure à 20 000 m². © Ouest-France
La nouvelle est tombée sur le tard ce samedi 30 janvier 2021, après une grosse affluence au centre commercial de Lanester, près de Lorient (Morbihan). Les enseignes de la galerie doivent baisser le rideau, à l’exception de l’hyper et de la pharmacie.
« À compter de ce dimanche les centres commerciaux non alimentaires d’une surface supérieurs à 20 000 m² seront fermés », avait annoncé en soirée vendredi 29 janvier 2021 le Premier ministre Jean Castex, à l’issue d’un Conseil de défense sur la crise sanitaire. La galerie marchande du Géant de Lanester était la seule du département à être potentiellement concernée. Pour autant, la question est restée en suspens toute la journée de samedi, dans l’attente d’une explication de texte du gouvernement. Le Conseil national des centres commerciaux en avait fait la demande pressante auprès du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, et de son ministre délégué, Alain Griset. S’inquiétant de savoir s’il s’agissait d’inclure la surface alimentaire dans ces 20 000 m2…

La galerie commerciale a connu une affluence supérieure à celle de la semaine passée. © Ouest-France
Une longue attente
Hervé Siret, directeur de la galerie du Géant de Lanester, la plus grande du Morbihan avec 75 enseignes sur quelque 14 000 m2, était ainsi bien en peine samedi matin pour annoncer quoi que ce soit. « Il y a beaucoup d’interprétations possibles du texte. C’est le grand flou ».
La préfecture n’en disait pas davantage en début d’après-midi. « On n’en sait rien. Nous n’avons pas eu connaissance d’ instructions précises sur la mise en œuvre », confiait, à la mi-journée, le service communication de la préfecture. Rappelant qu’à Lanester : « L’hyper fait 7 000 m2. On dépasse les 20 000 m2, en le comptant… »
La queue devant les boutiques
En résumé, une longue attente. Dans un Géant pris d’assaut en milieu d’après-midi. Un parking bondé, des queues qui s’étirent devant les boutiques. Le rush. « L’affluence est supérieure, à celle du premier samedi des soldes. Les gens ont peur que ça soit fermé lundi », relève Séverine de la boutique Sergent Major. Elle dit comprendre sur le fond l’annonce du gouvernement mais s’étonne, à 16 h, de n’être toujours pas fixée sur la fermeture ou non de sa boutique. » « C’est quand même incroyable de ne pas avoir eu tout de suite les modalités précises », renchérit la patronne de la bijouterie Gueguin Picaud.
Chez Nocibé, Sarah partage le sentiment d’être prise de court. et de se trouver sans réponse face à la clientèle qui a réservé des soins. « De toute façon, on va devoir s’adapter. On n’a pas le choix. »

« On va devoir s’adapter. On n’a pas le choix », confie la patronne de la boutique Nocibé. © Ouest-France
La décision de Bercy
Les éclaircissements sont arrivés sur le tard de Paris. Sans attendre, le décret officiel, le directeur de la galerie commerciale a fait le tour des boutiques entre 17 h et 18 h. Il a annoncé aux uns et aux autres l’arbitrage de Bercy : les 20.000 m² devant se calculer en additionnant l’ensemble des surfaces des commerces, alimentaires ou non. À l’arrivée : « L’hyper et la pharmacie resteront ouverts ». Pour toutes les autres enseignes : l’obligation de baisser le rideau, au nom de l’impératif sanitaire..