Accueil Info Info en continu La question du jour. Polluants éternels : peut-on encore avoir confiance en la qualité de l’eau du robinet ?

La question du jour. Polluants éternels : peut-on encore avoir confiance en la qualité de l’eau du robinet ?

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Depuis janvier 2026, l’analyse de 20 PFAS dans l’eau potable est obligatoire en France, en application d’une directive européenne. Les analyses de ces molécules, qui persistent dans l’environnement et s’accumulent dans les organismes, seront financées par les collectivités et donc facturées aux ménages.

Le saviez-vous ? Depuis le début de la nouvelle année 2026, l’analyse des PFAS en France est soumise à une directive européenne, qui prévoit 100 nanogrammes maximum par litre d’eau du robinet (200 ng pour l’eau brute, avant traitement) pour la somme des concentrations de 20 PFAS. Il s’agit de la norme retenue par la France pour ces analyses financées par les collectivités et donc facturées aux ménages. Avec cette nouvelle réglementation, on aura des résultats dans toute la France, se réjouit Olivier Andrault d’UFC-Que Choisir tout en regrettant des seuils réglementaires moins stricts que ceux retenus par d’autres pays d’Europe ou les États-Unis.

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Que disent les scientifiques ?

La direction générale de la santé (DGS), branche du ministère, répond que subsistent des incertitudes scientifiques sur la dangerosité réelle de ces substances et se veut rassurante : des analyses menées sur 35 PFAS différents entre 2023 et 2026 n’ont relevé que 2 % de non-conformité. Nicolas Thierry, député écologiste à l’origine de la loi de février 2025 sur les polluants éternels, s’insurge : Il n’y a aucune incertitude scientifique sur les PFAS. Plus de 10 000 sont recensés. Ils ont été créés par l’industrie pour être quasiment indestructibles. Leur persistance extrême permet de tous les considérer comme dangereux.

En plus du seuil de 100 ng/L pour 20 PFAS, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), instance indépendante qui conseille le ministère de la Santé, recommandait en 2024 de retenir (un) seuil de 20 ng/L pour la somme des concentrations de quatre PFAS (PFOA, PFOS, PFNA et PFHxS) dont la surveillance est considérée comme prioritaire. L’instance conseille aussi d’adapter localement les analyses si une pollution particulière et significative de l’eau est détectée.

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Des fréquences de contrôles variables

En France, la recherche des PFAS est effectuée dans le cadre du contrôle sanitaire réglementaire relevant des Agences régionales de Santé (ARS). Chacune sélectionne par appel d’offres un ou plusieurs laboratoires d’analyses agréés par l’Anses. La fréquence de ces analyses, réalisées dans les eaux brutes et au point de mise en distribution ou au robinet, peut varier très fortement, selon le volume d’eau distribué et l’origine de l’eau : d’une mesure tous les deux ans à une par mois, voire plus si nécessaire, selon la FNCCR, une fédération de collectivités qui représente, pour la gestion de l’eau, plus de 51 millions d’habitants.

Les résultats des analyses sont communiqués aux collectivités ou leurs exploitants et compilés par le ministère de la Santé, qui les publie sur un site en cours de refonte.

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Un coût supplémentaire mais qui tend à baisser

Cet ajout dans le contrôle sanitaire de l’eau représente un surcoût de 40 à 50 € hors taxe par analyse de la somme des 20 PFAS (tous réalisés en même temps), selon Régis Taisne, chef du département cycle de l’eau à la FNCCR. Très loin des 300 à 600 € (…) pratiqués il y a quelques années alors que les process analytiques n’étaient pas encore industrialisés et que les analyses étaient réalisées au coup par coup, ajoute-t-il.

Cela n’inclut pas les analyses spécifiques pour les PFAS à chaîne courte, comme l’acide trifluoroacétique (TFA), dont l’Anses a mis en évidence l’omniprésence dans l’eau (92 % des échantillons analysés) au cours d’une campagne de recherche récente. Sur ses recommandations, ce PFAS dont la toxicité est en cours d’évaluation a été inclus dans la liste des polluants éternels à contrôler dans l’eau du robinet mais à partir du 1er janvier 2027. Plus on retarde la surveillance, plus on retarde l’action, déplore Pauline Cervan, toxicologue à Générations Futures, pour qui ce retard est inacceptable.

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La DGS explique ce décalage par la nécessité de laisser le temps aux laboratoires de monter en compétence et aux ARS de compléter leurs marchés publics de prélèvement d’analyses. Selon elle, la détection du TFA induit un coût supplémentaire de quelques dizaines d’euros par analyse. Les coûts sont encore élevés (plus de 100 €) mais devraient être réduits dans les mêmes ordres de grandeur que la somme des 20 PFAS lorsqu’ils seront systématisés en 2027, indique pour sa part Régis Taisne.

 
Avec l’AFP    Courrier de l'Ouest  

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