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La « maman faussaire » faisait sécher l’école à ses enfants avec des certificats médicaux « faits maison »... |
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La mère de famille "empruntait" l’identité d’un vrai médecin pour produire de faux certificats médicaux. © Photo d’illustration : Pixabay
Une mère de famille belge vient d’écoper d’un an de prison avec sursis et de 400 € d’amende pour avoir, entre autres, fait manquer plusieurs semaines d’école à ses deux fils âgés de 8 et 17 ans au moment des faits. Pour tromper l’administration, elle rédigeait elle-même de faux certificats médicaux. L’affaire a éclaté lorsque le médecin censé avoir établi ces dispenses a découvert le pot aux roses.
Dans cette famille, l’exemple ne vient pas vraiment d’en haut. Poursuivie pour avoir fait rater des semaines entières d’école à ses enfants, une maman était convoquée devant le tribunal de tribunal de Turnhout, près d’Anvers (Belgique). Pour faire sécher les cours à ses deux fils, alors âgés de 8 et 17 ans, elle rédigeait de faux certificats médicaux au nom d’un vrai médecin de la ville, rapporte 7sur7.
« Les deux mineurs ont manqué l’école grâce à leur mère »
« Il s’agissait d’attestations de maladie pour les deux enfants de la prévenue. Elle utilisait le nom d’un certain médecin, mais celui-ci n’avait en réalité pas du tout établi ces documents », précise la procureure Elke Van Dijck. En avril 2022, le généraliste en question s’était aperçu de la supercherie et avait déposé plainte.
« Grâce à cela, le fils aîné a pu rester à la maison du 10 janvier au 31 mars, et le plus jeune a été absent dix-sept jours. Les deux mineurs ont donc manqué l’école pendant une longue période grâce à leur mère, alors qu’ils n’étaient pas malades », insiste la représentante du parquet.
Ce n’était pas là le seul « fait d’armes » de la prévenue poursuivie pour des menaces envers un homme à qui elle réclamait 3 500 €, ainsi que pour le vol de deux cartes bancaires. « Elle a également commis deux vols à l’étalage, chez Carrefour et dans une maison de la presse. Ces deux vols ont été filmés par des caméras de surveillance, ajoute la procureure. Il est clair qu’elle a du mal à respecter les règles. Elle ment et trompe en permanence ».
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Ce passif chargé a convaincu le parquet de réclamer une peine d’un an de prison ferme. « Ma cliente a entre-temps déménagé […] Elle y dispose d’un nouvel entourage social et remet sa vie sur les rails », a tenté de convaincre la défense. Plaidoirie visiblement entendue par le tribunal : la « maman faussaire » écope d’un an de prison avec sursis, de 400 € d’amende et d’une obligation de suivi psychothérapeutique.