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Il raconte la révolte des ardoisiers de Trélazé... |
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Alain Marc Lequien vient de publier « La révolte des ardoisiers de Trélazé ». © CO
La littérature sur l’épisode de la Marianne est assez fournie. Alain Marc Lequien, aborde dans son livre, cette révolte sous l’angle socio-économique.
Le livre « La révolte des ardoisiers de Trélazé » explore un épisode marquant de l’histoire angevine. Il revient sur la nuit du 26 au 27 août 1855, où plusieurs centaines d’ardoisiers de Trélazé, Saint-Barthélemy et Les Ponts-de-Cé ont marché vers Angers. Affiliés à la société secrète La Marianne, ces ouvriers revendiquaient une république démocratique et sociale face au pouvoir impérial.
Le livre d’Alain Marc Lequien détaille les événements de cette insurrection, la répression rapide par l’armée et la gendarmerie, ainsi que les lourdes condamnations qui ont suivi : plus d’une centaine d’ardoisiers arrêtés, certains envoyés en déportation en Guyane, et une douzaine qui ont perdu la vie au bagne.
« Montrer la haine envers les ouvriers »
Inspirée par des idéaux républicains et socialistes, La Marianne recrutait parmi les ouvriers ardoisiers. Elle prônait la résistance face au capitalisme naissant et à l’autoritarisme impérial. L’insurrection des ardoisiers de Trélazé en août 1855 s’inscrit donc dans un contexte de révolte ouvrière et de résistance républicaine face à un pouvoir impérial autoritaire. Ce qui m’a intéressé »,
précise Alain Marc Lequien c’est le procès qui s’est tenu après l’arrestation. Je souhaitais montrer la haine que pouvaient avoir les partisans de Napoléon III envers les ouvriers et qui voulaient se venger
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Le Bourguignon, trélazéen d’adoption ajoute : Ma profonde conviction est que les ouvriers ont été manipulés pour s’insurger : parmi eux quelques meneurs mais beaucoup de suiveurs. Le syndicalisme n’est pas encore né à l’époque et l’adhésion à un projet collectif n’existe pas. J’explique aussi les raisons de la construction, en 1852 du bagne de Cayenne, conçu pour remplacer les bagnes métropolitains, mais qui a un rôle dans la transition après l’abolition de l’esclavage en 1848. Je parle des conditions difficiles, des 25 envoyés à Cayenne dont douze décédés. Trois ont réussi à s’échapper, notamment Attibert, qui passe par la Belgique, est amnistié par Napoléon III et qui décédera dans un accident, au coin de l’actuelle Boulangerie Rose ».
Tarif : 15 €. Disponible en librairies.