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Hélicoptère, GIGN, Smur, pompiers : un exercice « nombreuses victimes » mené près d’Angers... |
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De nombreux véhicules de secours étaient stationnés rue des Claveries à Saint-Barthélemy-d’Anjou, mardi matin. © CO
Un site désaffecté du CHU situé rue des Claveries à Saint-Barthélemy-d’Anjou a été choisi, mardi 13 mai matin, pour effectuer un exercice tactique de grande ampleur dit plan NOVI, pour victimes nombreuses. Forces de l’ordre, pompiers et Samu y ont participé, soit 115 personnes.
Les villes d’Angers et Saint-Barthélemy-d’Anjou ont été survolées à basse altitude par un hélicoptère de la gendarmerie nationale, mardi 13 mai en début de matinée. Celui-ci se rendait sur le site désaffecté du CHU, rue des Claveries à Saint-Barthélemy. En vol stationnaire au-dessus des bâtiments, l’hélicoptère a permis à des militaires de la gendarmerie lourdement armés, de l’antenne GIGN de Nantes notamment, de descendre en rappel.
Cette opération, impressionnante, a été menée dans le cadre d’un exercice organisé conjointement par le Samu, le SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) et la gendarmerie nationale. Plusieurs médecins et infirmiers y ont participé, ainsi que les pompiers (leur GREX, groupe d’extraction, notamment) et les gendarmes, dont le GIGN donc et le PSIG d’Angers, le peloton de surveillance et d’intervention.
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Le CHU sollicité
L’exercice s’est tenu à huis clos, hors de la voie publique, mais le déploiement de force a été remarqué, autour du site choisi notamment. Il s’agissait d’un exercice tactique NOVI, pour « nombreuses victimes », un plan d’urgence intégrant divers services de secours.
Différents points du plan NOVI ont été mis en place, comme l’ouverture d’une salle de régulation de crise par le Samu, l’engagement de moyens logistiques mobilisés en cas de situation sanitaire exceptionnelle, la prise en charge de nombreuses victimes dans un poste médical avancé, etc.
Le CHU indique que plusieurs de ses services ont été engagés dans cet exercice, sur place ou depuis l’hôpital : le département de médecine d’urgence, l’anesthésie-réanimation, le service sécurité-sûreté, des étudiants du CFARM (centre de formation des ARM), les enseignants du CESU (centre d’enseignement et de soins d’urgences), la Direction qualité. Au total il y a eu plus de 115 participants, dont 40 du CHU.