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Festival de Trélazé : « Une opération de communication coûteuse maquillée en cadeau »... |
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Le festival a accueilli 20 000 spectateurs à sa soirée de lancement, le 21 juin. © CO - Jérôme Hursel
Alors que le festival de Trélazé vient de démarrer, l’opposition monte au créneau pour dénoncer son coût pour la collectivité. Et propose des alternatives.
Après de nombreuses passe-d’armes, au cours des derniers mois, au conseil municipal, la liste d’opposition Trélazéen. ne.s Agissons Ensemble (TAE) monte à nouveau au créneau, par voie de communiqué de presse. Cette fois-ci, c’est le festival de Trélazé, tout juste lancé, qui est dans son viseur. Et plus particulièrement la question de sa gratuité. En réalité, rien n’est gratuit : ce sont les contribuables trélazéens qui financent, sans le savoir ou sans qu’on leur dise clairement
, tance la minorité, avant de faire ses comptes : Le budget du Festival avoisine 1,6 million d’euros. La Ville en paie près d’un million : subventions directes, organisation de la soirée du 14 juillet, mobilisation du personnel, logistique, équipements publics… À cela s’ajoutent 1,2 million d’euros annuels pour rembourser l’Arena. Résultat : plus de 10 millions d’euros dépensés sur un mandat au nom de l’événementiel.
Et de conclure : Nous ne nions pas le plaisir des concerts, mais nous refusons qu’on maquille une opération de communication coûteuse en “cadeau”
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Quelles alternatives ?
Alors qu’en coulisse, la campagne des prochaines élections municipales, a déjà commencé, quelles sont leurs propositions ?
« Une partie de ces fonds pourrait soutenir une politique culturelle plus accessible et pérenne, ancrée dans le quotidien des Trélazéen (nes), notamment des jeunes. Et de citer en exemple : la baisse des tarifs à l’école de musique ; la mise en place d’un plan d’éducation artistique et culturelle dans toutes les écoles, incluant une démarche annuelle pour chaque enfant et l’accueil d’une résidence artistique ; la création d’équipements socioculturels de proximité dans les quartiers ; le soutien à la prévention par l’ouverture culturelle ; la mise à l’étude de la construction d’un centre d’accueil de classes vertes
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