Accueil Info Info en continu ENTRETIEN. Pio Marmaï, mercenaire sans pitié dans « Néro » sur Netflix : « Cette série m’a changé »

ENTRETIEN. Pio Marmaï, mercenaire sans pitié dans « Néro » sur Netflix : « Cette série m’a changé »

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photo  pio marmaï campe un assassin prêt à tout pour sauver sa fille dans le western historique déjanté de netflix, « nero ».  ©  netflix 1

Pio Marmaï campe un assassin prêt à tout pour sauver sa fille dans le western historique déjanté de Netflix, « Nero ». © Netflix

Le comédien tient le rôle-titre de la nouvelle série événement de Netflix. Impossible à qualifier, « Néro » est une œuvre audacieuse, qui affiche une ambition rare dans les productions françaises. À découvrir dès ce mercredi 8 octobre sur Netflix.

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Dans le sud de la France du début du XVIe siècle, Néro, assassin cynique, solitaire et redoutable, doit protéger sa fille adolescente, poursuivie par de nombreux ennemis car accusée d’être la dernière descendante du Diable. Entre sauver sa peau et sauver sa fille, Néro se découvre un sens moral, coincé entre deux bastons brutales.

Le western historique anachronique en huit épisodes de Netflix en déroutera sûrement plus d’un. Mais si l’on accepte de s’embarquer dans cette aventure loufoque, le voyage est agréable, malgré une deuxième partie de saison qui tourne en boucle. Rien que pour l’audace et l’ambition de la série, rares en France, Néro mérite toutefois qu’on lui laisse sa chance.

Si ce n’est pas la première fois que Pio Marmaï joue dans une série (En thérapie), ou enfile un costume historique ( Les trois mousquetaires ), l’acteur ne s’est jamais autant investi que dans ce rôle, à la fois physique et intense. Pour Ouest-France, l’acteur de 41 ans se confie sur ce tournage hors-norme. Entretien.

De quand date ce projet et comment êtes-vous arrivé dessus ?

J’ai eu la chance d’être intégré très tôt dans le processus. J’ai reçu un pilote il y a deux ans et demi. Tout n’était pas écrit mais ça m’a intrigué dès le départ. C’était une œuvre d’époque, d’action, d’aventure, avec un ton singulier. D’être inclus si tôt dans le projet m’a donné la sensation de participer un peu à l’écriture et de pouvoir insuffler mon énergie à ce personnage. C’est un projet ambitieux, qui a demandé un long travail, mais c’était exaltant.

À quel point vous êtes-vous impliqué dans ce projet justement ?

On a tourné cinq mois et demi, ce qui est très long. En amont, j’ai aussi suivi deux mois et demi de préparation physique. Au total, avec l’écriture du projet, Néro m’a presque pris un an de ma vie. On était très isolés aussi, dans des décors naturels du sud de l’Espagne, ce qui nous a plongés dans des conditions particulières. C’est un tournage qui m’a bouleversé, ce personnage m’a traversé. Son énergie, les enjeux qu’il traverse comme la paternité… Il y a plusieurs choses chez lui qui ont fait écho à qui je suis. Je ne parle jamais de mon travail, je suis pudique sur ce point, mais là, j’admets que j’ai vraiment travaillé comme un dingue. Ce projet m’a changé, je crois. Et puis, j’ai adoré assassiner des gens toute la journée sur le tournage, j’ai trouvé ça très ludique (Rires) !

Quelle préparation physique avez-vous suivie ?

J’avais pris dix kilos en jouant Porthos dans Les trois mousquetaires il y a quelques années, dont il fallait que je me débarrasse. Perdre et gagner sans cesse du poids, pour un gars comme moi qui adore manger et boire, c’est très difficile (Rires) ! Là, je me suis investi de façon radicale. Mon coach m’a poussé au maximum pendant deux mois et demi. Il fallait que je devienne plus vif. Il fallait aussi apprendre le maniement des armes, répéter toutes les bagarres et les cascades, que je fais quasiment toutes hormis quelques chutes de cheval. Je travaille encore avec ce coach aujourd’hui. Mon rapport à mon corps et à mon énergie a aussi changé grâce à Néro. J’ai toujours été assez sportif mais là, j’ai poussé les curseurs plus loin et ça m’a fait du bien, j’en avais besoin.

Puisque vous êtes arrivé très tôt sur le projet, l’avez-vous modifié ?

Sur l’humour à lui apporter, oui, un peu. J’aime toujours fabriquer des personnages qui ont une sorte de drôlerie. Là, on est finalement partis sur quelque chose de plus sombre. Avec l’équipe, on a surtout travaillé sur les curseurs. Pour savoir jusqu’où on poussait l’humour, la violence, etc. Les bagarres sont courtes mais très violentes par exemple, au point où ça en devient drôle. On n’a pas l’habitude de voir ça en France, j’ai adoré.

Est-ce que Néro vous ressemble un peu au final ?

Pas le personnage, j’espère. Je ne suis absolument pas violent dans la vie et, accessoirement, je n’ai pas abandonné mes enfants à la naissance (Rires). Mais je suis quelqu’un de très énergique et je me suis reconnu dans son énergie à lui. En tout cas, j’ai tenté d’apporter à ce personnage ce que je suis à certains endroits. J’ai souvent joué des pères dans des films mais c’est la première fois que je tournais avec une adolescente. Ça m’a renvoyé au temps qui passe, j’ai adoré accompagner quelqu’un qui faisait son premier film et qui éclôt en direct.

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Vous êtes dans le titre, quasiment dans toutes les scènes… C’était une pression ce premier rôle ?

Je m’étais particulièrement bien préparé. C’était beaucoup de travail. Donc oui, c’était une certaine pression, car je devais être à la hauteur, mais je pense qu’il faut savoir prendre des risques à un moment. Tant qu’un projet m’excite et que je n’ai pas l’impression qu’on se moquera des spectateurs, j’ai envie d’y aller. Néro correspond sûrement aussi à un endroit de ma vie et de ma carrière qui est un peu charnière. Je me suis autorisé à le faire, à aller dans une direction spectaculaire, dans du grand divertissement. En tout cas, en tant que spectateur, j’adore regarder ce genre de projet donc je n’ai pas hésité à y aller.

Comment définissez-vous cette série qui flirte avec tous les genres et tonalités ?

C’est totalement hors cadre, je le reconnais. Tout réside dans l’acceptation du ton. Il y a de l’action et c’est une série d’époque sans être réaliste à 100 %. On joue sur un langage accessible sans être totalement dans l’anachronisme. C’est aussi ce qui m’a attiré dans le projet, ce mélange des genres qui respecte cependant les codes de la série d’aventure. Néro est également drôle mais avec des enjeux humains forts.

Et des enjeux écologiques ?

Tout à fait. Le manque d’eau, l’assèchement général de la planète qu’on raconte fait écho à ce qu’on traverse en ce moment. Ayant travaillé pendant des mois dans des zones arides durant l’un des étés les plus chauds de l’histoire de l’Espagne, je peux vous dire que j’ai bien pris conscience de l’urgence climatique qu’on vit. D’autant plus qu’on tournait avec des armures… J’ai perdu des kilos de flotte, on devait s’asperger avec des jets d’eau pour ne pas nous évanouir.

Vous dites que le retour à la vraie vie a été difficile après le tournage. Pourquoi ?

Il m’a fallu un temps d’adaptation pour revenir chez moi après des mois coupés du monde à jouer des personnages du XVIe siècle. Il me fallait le temps de digérer ce tournage. J’étais crevé aussi, j’avais perdu douze kilos… Il a fallu que je me retrouve. Pour qu’une série fonctionne, il faut s’investir au maximum et là, j’y suis allé vraiment à fond. Sans peur du ridicule.

Ce genre de projet, c’est ce dont vous rêvez pour la suite de votre carrière ?

J’adorerais faire une saison 2 de Néro en tout cas, c’est sûr. Même si je continue de travailler sur des projets plus indépendants. Mais je crois surtout que Néro m’a fait prendre conscience que je ne veux plus tourner que dans des projets qui ont du sens et où je vais me donner à 200 %. Des projets qui vont me pomper toute mon énergie. Qui me remuent, m’apportent de la fantaisie, de la drôlerie, du spectacle et de la poésie.

Néro. Huit épisodes, sur Netflix.

 
Propos recueillis par Anaïs BERNO.    Ouest-France  

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